Selon NN IP, les dividendes auront du mal à croitre aussi vite que les bénéfices en zone euro

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(AOF) - Alors que la volatilité est depuis le début de l'année - et pourrait bien le rester encore quelques temps - le maitre-mot pour décrire la situation sur les marchés financiers, Patrick Moonen, stratégiste multi-asset principal de NN Investment Partners, voit dans le dividende un des principaux critères de stabilité. "Nous ne prétendrons pas que réaliser des prévisions de dividendes est chose aisée, mais au moins ceux-ci se montrent moins volatiles que les résultats des entreprises", note Patrick Moonen.

NN Investment Partners a également classé les dix secteurs d'activité, représentés sur les marchés, du plus risqué au moins risqué avec leurs rendements actuels. "Sans surprise, il semble qu'il y a un compromis à trouver entre le rendement et la soutenabilité du dividende", prévient le stratégiste de NN IP.

Dans le détail, le secteur mondial de l'énergie génère un rendement habituel d'environ 4% mais la soutenabilité de ce dividende est faible.

Les secteurs industriels, de la santé et des biens de consommation offrent tous les deux des dividendes sécurisés mais avec des taux relativement bas. "Cependant, dans un environnement général de revenus faibles autour de 2%, un dividende stable pourrait être un facteur attractif", assure Patrick Moonen.

Dans le secteur technologique, "la sécurité du dividende est juste moyenne. Nous pensons que cette politique est excessivement prudente étant donné le faible taux de distribution (26%) et le bilan très solide des entreprises technologiques", écrit le stratégiste multi-asset de NN IP. C'est aussi le secteur qui a connu la troisième plus forte croissance des dividendes (7,9%) au cours des trente dernières années (biens de consommation et secteur de la santé sont respectivement numéro un et deux).

En termes géographiques, le risque le plus faible a été identifié pour le marché japonais alors que, en zone euro, la croissance des dividendes connaîtra les plus grandes difficultés pour arriver à suivre la croissance des bénéfices. "Cependant, un élément potentiel de soutien est l'intention de la BCE de commencer à acheter des obligations privées. Cela va faire baisser la prime de risque de ces obligations et inciter les entreprises à faire monter les bénéfices par action par le biais d'astuces financières (rachat d'actions financé par une dette meilleur marché)", conclut le stratégiste multi-asset principal de NN Investment Partners.

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