Séléka et anti-balaka s'accusent de violer la trêve en Centrafrique

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BANGUI, 6 août (Reuters) - Les rebelles de la Séléka et les milices "anti-balaka" se sont mutuellement accusés mardi de violer le cessez-le-feu signé le mois dernier, après plusieurs jours d'affrontements dans le nord-ouest de la République centrafricaine. La Séléka, majoritairement musulmane, accuse les milices chrétiennes d'avoir lancé une vague d'attaques sur son territoire à la suite de la signature de la trêve le 24 juillet dernier à Brazzaville. "L'accord a été rompu dès la signature", a déclaré Ahmat Nedjad, selon qui des musulmans ont été attaqués à la fin juillet dans les villes de Dekoa, Bodo et Batangafo. Selon une radio locale, deux soldats de la force africaine de maintien de la paix, la Misca, ont été tués à Batangafo. C'est dans ce même secteur qu'un violent accrochage a eu lieu lundi entre la force française Sangaris et un groupe armé. ID:nL6N0QA575 La France a 2.000 soldats déployés en RCA en soutien des 6.000 hommes de la Misca. Brice Emotion Namsio, porte-parole des "anti-balaka", a démenti que les milices soient responsables des violences. A Bangui, la présidence a annoncé la démission du Premier ministre Andre Nzapayeke et de son gouvernement de transition. (Crispin Dembassa-Kette; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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