Sélection à la fac ? Les étudiants réservés

le , mis à jour à 08:59
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Sélection à la fac ? Les étudiants réservés
Sélection à la fac ? Les étudiants réservés

Élodie, 21 ans, étudiante en 3e année de lettres modernes à l'université Paris-Sorbonne, au cœur du quartier Latin, tombe des nues. « Ah bon, un accord est signé ? On n'était pas trop au courant alors qu'on est les premiers concernés  », s'étonne la demoiselle. Au même moment, hier après-midi, dans la cour du ministère de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem et son secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Thierry Mandon, présentent solennellement « le compromis historique » signé avec les organisations étudiantes et les présidents d'université autorisant la sélection en master.

 

Les facs vont désormais avoir le droit de recruter les élèves souhaitant poursuivre leur cursus en master 1 (M1, bac + 4) à l'issue de leur licence. Depuis quelques mois, la sélection, longtemps pratiquée en catimini dans les filières très prisées et saturées, était devenue légale, mais uniquement à partir de master 2 (M2, bac + 5) et pour seulement 40 % des formations.

 

A la Sorbonne, les avis sont partagés. Elodie n'est « pas allergique à la sélection ». « Mais les modalités de recrutement doivent être extrêmement claires. Il faut s'appuyer sur le dossier de l'étudiant, le contrôle continu, parce que le concours, c'est trop aléatoire  », répète celle qui, plus tard, se verrait bien bibliothécaire. Son camarade Alban, 22 ans, opte, à l'inverse, pour la solution du concours. « Parce que l'évaluation s'y effectue à partir de critères objectifs  », argumente le jeune homme, qui ambitionne d'être prof. Augustin et son amie Meriç, tous les deux déjà en master 2 d'histoire des relations internationales, jugent aussi la sélection « comme une bonne chose qui élève le niveau vers le haut  ». « Mais sans concours, car cela ne vaut pas le travail d'une année entière, cela ne fait pas ressortir les qualités d'une personne  », estiment-ils.

 

En 3e année d'archéologie, Etienne, ...

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  • frk987 il y a 11 mois

    Si vous connaissiez le nombre de caissières de super marché titulaires d'une maîtrise en sociologie, vous seriez émerveillé, voilà ce que fait l'EN, former des gens dans des filaires qui conduisent à devenir parmi les 15% de SDF diplômés de l'enseignement supérieur.

  • frk987 il y a 11 mois

    Comme vous dites Lauver, elle va découvrir l'entretien d'embauche où tout se joue en 5 mn, puis la période probatoire où tout se joue sur un projet plus ou moins foireux....c'est la vie et le monde du travail REEL, pas celui des fonctionnaires.

  • frk987 il y a 11 mois

    Désolé mais rien ne vaut un bon vieux concours avec un certains nombres de places réservées. S'il y a des disciplines comme la médecine où le concours est vraiment trop strict et ne correspond pas aux besoins de la population, des postes de bibliothécaires...excusez moi, c'est sans intérêt majeur.

  • a.lauver il y a 11 mois

    lol Elodie "le concours c'est trop aléatoire" bah écoute un entretien d'embauche c'est un peu pareil mais c'est pourtant ce qui t'atttend :o) Et puis a un moment faut se demander si on a besoin d'autant de bac +5 en sociologie...