Seize morts dans des affrontements en Centrafrique

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    BANGUI, 23 novembre (Reuters) - Deux jours de combats entre 
groupes armés en République centrafricaine ont fait 16 morts et 
10.000 déplacés, a déclaré mercredi la mission des Nations unies 
dans le pays (Minusca). 
    Les affrontements se sont produits dans la ville de Bria, à 
600 km environ au nord-est de Bangui, la capitale, et ont opposé 
le Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à 
l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC).  
    Ces deux milices appartenaient à l'ex-alliance Séléka, à 
majorité musulmane, qui a renversé le président François Bozizé 
en 2013, déclenchant des représailles de la part des milices 
chrétiennes anti-balaka et un cycle de violences qui a fait des 
milliers de morts.  
    Ces actes sont passibles de poursuites devant les tribunaux 
nationaux ou internationaux, a averti le porte-parole de la 
Minusca, Vladimir Monteiro, lors d'une conférence de presse.  
    Le coordinateur humanitaire des Nations unies par intérim, 
Michel Yao, a exigé que les groupes armés se retirent des abords 
de l'hôpital de la ville, car ils empêchent les civils d'accéder 
à l'établissement. 
    Le niveau de violence en République centrafricaine s'est 
réduit depuis l'élection en février du président 
Faustin-Archange Touadéra mais le gouvernement manque de pouvoir 
pour intervenir en dehors de la capitale et des affrontements 
entre groupes armés surviennent régulièrement.  
    La France a officiellement mis fin le 31 octobre à 
l'opération Sangaris déclenchée en décembre 2013 pour mettre fin 
au cycle de violences en Centrafrique tout en assurant qu'elle 
resterait aux côtés des autorités de Bangui.   
 
 (Crispin Dembassa-Kette; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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  • nanard83 il y a 12 mois

    L'Afrique , continent d'avenir