Seita : les syndicats refusent «en l'état» les mesures d'accompagnement

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Seita : les syndicats refusent «en l'état» les mesures d'accompagnement
Seita : les syndicats refusent «en l'état» les mesures d'accompagnement

Dans le conflit social à la Seita, les syndicats refusent les mesures d'accompagnement proposées par la direction. La CGT, l'Unsa et la CFE-CGC refusent «en l'état» ce que propose le cigarettier pour les salariés qui seront licenciés.

«Malgré le chantage à la signature exercé par la direction auprès des organisations syndicales représentatives, celles-ci refusent en l'état d'apposer leurs signatures sur la proposition d'accord majoritaire» sur les mesures sociales (congé de reclassement, indemnités...) écrivent les trois organisations dans une déclaration commune. D'ici à la date butoir du 15 octobre, «la direction doit prendre le temps de revoir sa copie», a déclaré Eric Comparot. Ce délégué syndical central CGT, premier syndicat, assure que les organisations syndicales restent «ouvertes à la discussion». «Il est du ressort du gouvernement d'intervenir.»

Report de l'audience au tribunal

Le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé en avril par la filiale du britannique Imperial Tobacco comporte 366 suppressions nettes d'emplois, soit près du tiers des effectifs (1 150). Il prévoit la fermeture du site nantais de Carquefou (Loire-Atlantique), dont plusieurs salariés sont en grève de la faim depuis le 29 septembre.

A l'issue de quatre mois de négociations, la direction avait présenté le 30 septembre «une proposition finale d'accord aux partenaires sociaux», améliorée par rapport au projet initial. Faute d'accord, l'entreprise déposera une mouture unilatérale de son plan à l'administration pour feu vert, avec des indemnités supralégales réduites (à un mois par année d'ancienneté contre un mois et demi en cas d'accord).

Si tel était le cas, le plan unilatéral «sera attaqué» devant le tribunal administratif, a prévenu Eric Comparot. Dans leur communiqué, les syndicats demandent à Imperial Tobacco «un engagement clair de sécuriser et pérenniser le site industriel de Riom», dans le ...

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  • M1736621 le jeudi 9 oct 2014 à 16:54

    L'Etat doit intervenir... Mais il intervient pour faire baisser la consommation de cigarettes! Faudrait-il donc qu'au même moment, il fasse travailler les usines à cigarettes. Où est votre bon sens, messieurs les syndicalistes?

  • lorant21 le jeudi 9 oct 2014 à 15:43

    Je propose 2 tonnes de clopes. Cela prend de la valeur, cela raccourcit la vie, etc.. que du bénef!

  • fquiroga le jeudi 9 oct 2014 à 15:12

    Ils veulent des cigarettes à vie?????

  • lhonderm le jeudi 9 oct 2014 à 14:46

    Tant pis pour eux, ils n'auront rien.