Séisme : lettre de mon ami du Népal

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Une mère lors de la crémation religieuse de son fils de 9 ans, le 29 avril 2015 au temple Pashupatinata de Katmandou.
Une mère lors de la crémation religieuse de son fils de 9 ans, le 29 avril 2015 au temple Pashupatinata de Katmandou.

Jean-Luc Cortès*, en France lors du séisme du 25 avril dernier, a laissé femme, enfant et amis à Katmandou, où il vit depuis les années 1980. Dans un e-mail reçu dimanche, il me raconte l'odeur des cadavres dans la rue, les vols, la peur, la faim et la soif décrits par ses proches restés sur place. "Et ça tremble toujours...""Bonjour,J'ai beau me trouver loin de l'épicentre, je suis moi aussi fortement secoué par cette horrible tragédie.Au moins, tous mes amis et proches sont saufs. La plupart dorment encore dehors, car il y a des répliques et tous craignent que les bâtiments s'écroulent pendant leur sommeil. C'est le cas de Suman, dont la boutique est entièrement détruite. Notre maison a également subi d'importants dégâts. Elle a trouvé refuge dans un abri de fortune dans son quartier, à Patan. Elle me raconte qu'il y a des rôdeurs, détrousseurs de cadavres et autre engeance, qui viennent fouiller la nuit dans les décombres pour voler ce qui est récupérable ; si bien que les rescapés doivent s'organiser en milices afin de protéger leurs foyers plus ou moins détruits. La nourriture manque, mais c'est surtout l'eau qui fait défaut. Il y a en conséquence des risques d'épidémies, le choléra surtout ; la ville commence à sentir mauvais à cause des cadavres en décomposition ensevelis, m'écrit Shiva. Il y a...

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