Séisme à Kyushu-Secours ralentis par les dégâts aux infrastructures

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    * Vols vers Kumamoto annulés, liaisons par shinkansen 
suspendues 
    * Centaines de répliques enregistrées 
    * Pluies diluviennes et risque de glissements de terrain 
 
    par Kaori Kaneko et Thomas Wilson 
    TOKYO, 17 avril (Reuters) - Les recherches de rescapés se 
sont intensifiées dimanche dans les décombres de bâtiments 
effondrés après les deux gros séismes de cette semaine dans 
l'île japonaise de Kyushu, qui ont fait 41 morts. Les autorités 
ont ordonné l'évacuation de 240.000 habitants, sur fond de 
crainte de nouvelles secousses. 
    Les pluies diluviennes qui s'abattent actuellement sur la 
région laissent craindre de nouveaux glissements de terrain. 
Etant donné les centaines de répliques enregistrées et la 
crainte de nouvelles secousses très fortes, des milliers 
d'habitants ont passé la nuit de samedi à dimanche dans des 
structures d'accueil. 
    Environ 422.000 foyers sont privés d'eau potable et 100.000 
sont toujours sans électricité. 
    Un tremblement de terre de magnitude 7,3 a frappé Kyushu 
samedi matin, faisant au moins 32 morts et un millier de 
blessés, et causant d'importants dégâts à des bâtiments, routes 
et ponts. Il s'agissait du deuxième séisme dans le secteur de 
Kumamoto en un peu plus de 24 heures. Le premier, jeudi soir, 
avait fait neuf morts. 
    Les trois centrales nucléaires de la région n'ont pas été 
endommagées, mais l'Autorité de régulation du nucléaire a 
annoncé qu'elle tiendrait lundi une réunion extraordinaire 
consacrée à la situation à Kyushu, la plus méridionale des 
quatre îles principales de l'archipel nippon. 
    La région de Kumamoto, directement touchée par les deux 
séismes, est un centre industriel important et plusieurs usines, 
dont celles de Sony  6758.T , Nissan  7201.T  et Toyota 
 7203.T , qui ont suspendu leur production, le temps d'évaluer 
les dégâts. Sony a indiqué dimanche que la production de son 
usine de capteurs d'images à Kumamoto, arrêtée vendredi, 
demeurait suspendue, et que le fonctionnement de ses usines de 
Nagasaki et d'Oita avait été partiellement suspendu samedi. 
     
    CEINTURE DE FEU DU PACIFIQUE     
    Tous les vols de passagers vers l'aéroport de Kumamoto ont 
été annulés et les trains à grande vitesse (Shinkansen) ne 
circulent plus à destination de la région. Certaines voies 
express ont été fermées en raison de glissements de terrain et 
de fissures ou affaissements affectant la chaussée. Ces 
difficultés dans les transports ralentissent les efforts pour 
acheminer de l'eau potable et des vivres aux rescapés. 
    Les secouristes recherchaient toujours dimanche plusieurs 
dizaines de personnes que l'on pense bloquées sous les 
décombres. Dans le village de Minamiaso, on est sans nouvelles 
de 11 personnes, a rapporté la chaîne de télévision publique 
NHK. Samedi, les secouristes avaient retiré dix étudiants des 
décombres d'une cité universitaire dans le même secteur. 
    Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a annoncé qu'il 
allait porter à 25.000 le nombre de militaires envoyés pour 
aider dans les zones sinistrées, et il a accepté une aide des 
Etats-Unis en matière de transport aérien. 
    A Kumamoto, le château noir vieux de 400 ans, l'un des plus 
beaux du Japon, a subi de forts dégâts. Ses murs, qui ont 
résisté aux bombardements de 1944-45 et à plusieurs incendies en 
quatre siècles d'existence, ont été lézardés. 
    De l'autre côté du Pacifique, un séisme de magnitude 7,8 a 
touché samedi soir l'Equateur, où l'on recense 77 morts et des 
centaines de blessés. 
    Tout comme l'Equateur, le Japon est situé sur la "ceinture 
de feu" du Pacifique et régulièrement frappé par des 
tremblements de terre. Un séisme de magnitude 9 survenu le 11 
mars 2011 au large du nord de l'archipel a déclenché un puissant 
tsunami. Cette double catastrophe naturelle a fait près de 
20.000 morts et en a provoqué une troisième, nucléaire, à la 
centrale de Fukushima-Daiichi, dont des réacteurs sont entrés en 
fusion. 
 
 (avec Makiko Yamazaki, Linda Sieg, Elaine Lies, William 
Mallard, Shinichi Soashiro, Kiyoshi Takenaka et Miniami 
Funakoshi; Eric Faye pour le service français) 
 

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