Seine-Saint-Denis - Municipales : face au FN, le désarroi d'un militant UMP

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La Courneuve en 2006.
La Courneuve en 2006.

Graphiste diplômé de l'école des Gobelins, Jean-Baptiste Borsali, 25 ans, est responsable des jeunes de l'UMP dans la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis (Le Bourget-Drancy-Bobigny). Tombé dans la "marmite politique" en 2005, à la suite d'une visite de Nicolas Sarkozy à La Courneuve ("C'est là où il a dit qu'il voulait passer les cités au Kärcher. C'était le premier homme politique à dire clairement les choses"), il connaît bien les difficultés du militantisme de droite dans un environnement "défavorable". Mais jamais la tâche ne lui a paru aussi dure qu'aujourd'hui. Car ce n'est plus seulement le Parti socialiste qu'il doit affronter, mais un Front national qui gagne chaque jour plus de terrain. Une situation qu'il juge très préoccupante.

Le Point.fr : Vous militez pour l'UMP en Seine-Saint-Denis. Comment se profilent les élections municipales ?

Jean-Baptiste Borsali : La campagne est dure. Nos maires UMP vont sans doute conserver leurs villes, mais on va avoir du mal à faire beaucoup plus parce qu'on se heurte non pas à la gauche, mais au Front national. En Seine-Saint-Denis, on va avoir dix listes FN. C'est énorme ! Surtout quand on connaît la population et la sociologie du département ! Si le FN décide d'investir dix listes chez nous, c'est parce qu'il sent qu'il y a un couloir pour lui. Je crois qu'on va se retrouver avec une quarantaine de conseillers municipaux FN au lieu des deux ou trois actuels.

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