Ségolène Royal relance le débat sur Notre-Dame-des-Landes

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SÉGOLÈNE ROYAL RELANCE LE DÉBAT SUR L'AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES
SÉGOLÈNE ROYAL RELANCE LE DÉBAT SUR L'AÉROPORT DE NOTRE-DAME-DES-LANDES

PARIS (Reuters) - La mise en chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, si le "oui" l'emporte au référendum du 26 juin, devrait "prendre un an de plus", le temps d'une nouvelle enquête publique, et porter sur "une seule piste", a réaffirmé dimanche Ségolène Royal.

La ministre de l'Environnement, de longue date circonspecte sur ce projet controversé, a relancé le débat sur l'avenir de Notre-Dame-des-Landes cette semaine à la suite de la publication d'un rapport réalisé à sa demande qui juge "surdimensionné" le schéma actuel.

Le Premier ministre, Manuel Valls, juge au contraire que cette étude "valide" le projet en l'état et se fixe toujours pour objectif un lancement des travaux en octobre.

"Il y a trente ans, peut-être que deux pistes étaient nécessaires. (...) aujourd'hui, une seule piste suffit pour transporter 11 millions de voyageurs", a tranché Ségolène Royal dimanche au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, tout en se défendant de "prendre parti" et de vouloir influencer les électeurs.

"Soit la réponse est 'non' et on aménage l'aéroport actuel, (...) soit il y a un nouvel aéroport", a-t-elle déclaré.

"Si le 'oui' l'emporte, il est évident qu'il faut tenir compte du rapport et puis après, il y a des problèmes d'argent public : vous n'allez pas construire deux pistes, c'est-à-dire investir des centaines de millions d'euros, uniquement parce qu'il y a vingt ans on a dit 'deux pistes'", a-t-elle lancé.

"Comme il y a une modification substantielle du projet, il faut une nouvelle enquête publique", a plaidé la ministre.

"Si c'est la décision, ça peut prendre un an", a-t-elle expliqué en relevant que les délais de cette nouvelle enquête seraient raccourcis car les documents techniques "sont déjà pratiquement prêts".

"Pour un aéroport attendu depuis trente ans (...), prendre un an de plus pour être sûr d'avoir une infrastructure au lieu de rester bloqué dans des violences, dans des rapports de force...: On ne va pas faire des travaux avec des compagnies de gendarmes mobiles pour protéger les grues", a-t-elle ajouté.

Bruno Retailleau (Les Républicains), qui préside le conseil régional des Pays-de-la-Loire et le syndicat mixte aéroportuaire, s'est inquiété mercredi des déclarations de Ségolène Royal, qui avait déjà évoqué l'aménagement d'une seule piste, en estimant qu'une nouvelle enquête publique "obligerait à repartir sur 10 ans de procédures auxquelles ne survivra pas le projet."

"Cela reviendrait à dire aux électeurs: 'Même si vous votez oui, ce sera non!'", a-t-il réagi.

(Sophie Louet)

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  • 445566ZM il y a 8 mois

    On rigole bien avec les socialistes. Les habitants de Nantes souffrent, mais les les écologistologues préservent les grenouilles.

  • GR207 il y a 8 mois

    M898407, pas mieux, c'est exactement ça !

  • aerosp il y a 8 mois

    elle a raison, il veulent bétonner la france pour arroser les copains et se faire réélire pour en arroser d'autres

  • M3366730 il y a 8 mois

    Allumer un contre feu, c'est bien Bravitude. Nous verrons le rapport de la cour régionale des comptes !

  • M898407 il y a 8 mois

    Elle brouille les cartes pour essayer de faire oublier sa gestion calamiteuse de la région Poitou-Charente, mais on ne va pas la lâcher comme çà cette prétentieuse, arrogante et méprisante pour le peuple. Son orgueil n'a d'égal que sa folie des dépenses inutiles et non rentables.... A quand son jugement ?