« Ségolène Royal n'était pas favorable à ce qu'il se représente »

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« Ségolène Royal n'était pas favorable à ce qu'il se représente »
« Ségolène Royal n'était pas favorable à ce qu'il se représente »

Ami intime de François Hollande depuis près de quarante ans, l'avocat Jean-Pierre Mignard a appris sa décision de renoncer à briguer un second mandat dans un taxi, au retour d'un voyage.

 

Avez-vous été surpris par la décision de François Hollande ?

Jean-Pierre Mignard. Non, c'était une des deux propositions dont nous avions parlé ensemble. Il avait le choix entre deux solutions également dignes : soit il se présentait, soit il renonçait. Il n'y avait pas de position intermédiaire, politicienne qui aurait consisté à s'engager dans cette primaire. C'était pour lui impossible. Il a considéré que l'éparpillement des candidatures, et les divisions à gauche rendaient les choses très difficiles. Pour y aller, il aurait fallu qu'il puisse porter un projet qui ne soit pas descendu d'emblée.

 

Quel a été le poids de son entourage familial dans sa décision ?

Ségolène Royal avait laissé entendre publiquement qu'elle n'était pas favorable à ce qu'il se représente. Ses enfants non plus. Tout cela a joué.

 

Que retenez-vous de son intervention ?

Il aurait peut-être pu insister sur les obstacles auxquels il s'est heurté : la situation économique, la menace omniprésente aussi bien sur le plan intérieur qu'extérieur... Il a fait ce qu'il a pu dans ce quinquennat qui a été comme une descente de slalom. Il faut remonter à de Gaulle pour retrouver des circonstances aussi graves. Il a préféré renoncer pour ne pas rajouter du désastre au désordre.

 

Sa décision est aussi le fruit de son analyse politique de la situation ?

Bien sûr. Dès les premières semaines de son quinquennat, il a toujours considéré avec une lucidité aiguë, glaçante même, la fragilité de sa majorité. Il devait composer avec des gens très opposés, ce qui rendait très difficile la possibilité de créer une dynamique. Et il n'a pas pu faire entrer François Bayrou dans son gouvernement. Il aurait fallu pour cela un ...

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