Ségolène Royal amorce un retour en douceur au PS

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SÉGOLÈNE REVIENT SUR LA SCÈNE SOCIALISTE
SÉGOLÈNE REVIENT SUR LA SCÈNE SOCIALISTE

TOULOUSE (Reuters) - Ségolène Royal a amorcé vendredi un retour sur la scène politique lors du congrès du Parti socialiste à Toulouse, où elle a appelé l'exécutif à passer à une nouvelle phase, celle des réformes de structure.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui accumule les revers politiques, ne s'était pas rendue fin août à l'Université d'été de la Rochelle (Charente-Maritime), où elle avait été battue aux législatives par un dissident PS.

Mais elle a fait un court passage vendredi au 76e congrès du PS où, en tant que vice-présidente de l'Internationale socialiste, elle a fait un discours à destination des 170 délégations étrangères invitées par le PS.

Félicitant François Hollande pour la première phase du quinquennat, qualifiée d'"opération réussie", elle a une nouvelle fois appelé à l'avènement des états unis d'Europe.

Mais elle a aussi rappelé les réformes de structure promises dans le programme présidentiel : réforme du système financier, réforme fiscale, révolution écologique, avenir de la jeunesse. Une façon d'inciter l'exécutif à passer à la vitesse supérieure.

"Nous ne sortirons pas de la crise dans le système actuel", a-t-elle dit. "Oui, la réforme bancaire doit être faite sans tarder. Oui faisons-là !".

Devant des journalistes, elle a ensuite souhaité que le gouvernement passe à "une nouvelle phase" d'explication des réformes et des "sacrifices" demandés aux Français.

"On va redresser la cote de popularité en donnant du sens", a-t-elle dit.

Arrivée par une porte dérobée, Ségolène Royal a soigneusement évité Martine Aubry, qui l'avait battue d'un cheveu il y a quatre au congrès de Reims pour la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire.

Elle a cependant estimé que le rendez-vous de Toulouse, qui a vu Harlem Désir prendre la tête du parti, était un "congrès d'apaisement".

Dans une interview au Point, elle avait auparavant assuré qu'elle n'était pas "sortie de la politique" et qu'elle avait un "constat tacite" avec François Hollande pour qu'elle rentre "à un moment" dans le "dispositif".

"Il faut trouver quelque chose qui me convienne à moi et qui lui convienne à lui. On va voir comment cela se dénoue", a-t-elle expliqué.

Si une entrée au gouvernement paraît peu probable - "François ne va pas remanier maintenant" -, une "mission" à l'étranger est envisageable, a ajouté l'ex-candidate à la présidentielle.

Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou

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  • s.thual le samedi 27 oct 2012 à 10:27

    fait parti des ceux qui n en ont jamais assez , salaire a toutes les portes ,,et ca critique les pretendus riches ou ceux qui bossent !vous avez dit cumul ? oui des salaires et indemnites de tous ordres,,,,tiens pourquoi elle ne va pas aider les petites soeurs des pauvres ?

  • corsoeur le samedi 27 oct 2012 à 09:31

    ELLE a pas compris que personne en veut

  • dhote le samedi 27 oct 2012 à 09:17

    Quand comprendra-t-elle qu'elle n'est et ne sera plus rien.Pour ternir encore un peu plus sa propre image Hollande risque de lui offrir une porte de sortie.

  • ladent1 le samedi 27 oct 2012 à 02:24

    La france n'a pas de président.. Juste deux rivalités entre femmes?? pitoyable

  • LeRaleur le vendredi 26 oct 2012 à 23:36

    Lamentable et bientôt une guerre tri-partite, deux femelles contre un homme.

  • nono67 le vendredi 26 oct 2012 à 23:27

    ben voyons. foutue dehors par toutes les portes ( presidentielle, legislatives , primaires ) elle revient par le trou de souris de son ex. Vraiment lamentable !!