Sécurité sociale : pour en finir avec les mesurettes

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L?amélioration de la situation financière de la Sécurité sociale est fragile et ne permet pas de relâcher les efforts de maîtrise des dépenses, juge la Cour des comptes dans son dernier rapport. (Photo d'illustration.)
L?amélioration de la situation financière de la Sécurité sociale est fragile et ne permet pas de relâcher les efforts de maîtrise des dépenses, juge la Cour des comptes dans son dernier rapport. (Photo d'illustration.)

Il faut continuer à réformer pour réduire les dépenses. Tel est, en substance, le message délivré mardi matin par la Cour des comptes à l'occasion de la présentation de son rapport 2016 sur la Sécurité sociale. Les magistrats de la rue de Cambon viennent ainsi tempérer l'optimisme du gouvernement qui ne cesse de mettre en avant ses bons résultats sur la réduction du déficit.

Certes, le trou budgétaire du régime général, y compris le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), s'est réduit de 15,4 milliards en 2013 à 10,8 milliards en 2015, ce qui a permis une réduction de la dette sociale, une première. Mais ces premiers résultats, à mettre au crédit de François Hollande, notamment, ne permettent pas de crier victoire : "L'amélioration de la situation financière de la Sécurité sociale est fragile et ne permet pas de relâcher les efforts de maîtrise des dépenses, tout particulièrement pour l'assurance maladie, qui appelle des réformes en profondeur", a martelé Didier Migaud, le premier président PS de la Cour des comptes, dans son allocution.

Grâce aux réformes des retraites successives, la branche vieillesse devrait certes revenir à l'équilibre, voire en léger excédent, en 2016 ! Mais ce bilan flatteur ne tient toutefois pas compte du Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui permet notamment de verser le minimum vieillesse aux retraités les plus démunis. Sa part dans le déficit de la Sécurité sociale...

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  • lolin il y a 8 mois

    Donc vous prônez une taxe supplémentaire , que vous vous ferez un plaisir de critiquer une fois instaurée.

  • gustav10 il y a 8 mois

    Il ne faut plus faire financer la santé par le travail, mais par la consommation. De plus cela réduira la distorsion de concurrence que les produits fabriqués en France subissent vis à vis des produits importés. Il faut oser bousculer les dogmes datant du temps où il y avait du travail pour tous, car ce temps est révolu.

  • patates il y a 8 mois

    il suffit d’instaurer la taxe diésel pour compenser l'effet toxique sur la population de ces moteurs