Sécurité : la fin de la «politique du chiffre»

le
0
Le ministre de l'Intérieur se veut le chantre d'une «culture de l'efficacité».

Manuel Valls sonne le glas de la «politique du chiffre», symbole selon lui d'un trop grand nombre de «travers statistiques» renvoyant une image tronquée de la criminalité réelle. «Cela n'a pas grand sens de déterminer en début d'année un pourcentage de baisse de la délinquance à obtenir impérativement ou un taux d'élucidation global à atteindre, a martelé le ministre de l'Intérieur devant la 62e promotion de commissaires de police. Cette approche a pu conduire à des stratégies d'action ne correspondant pas aux vraies priorités de terrain, et parfois à faire perdre de vue la réalité du métier de policier.»

De fait, nombre de policiers ont longtemps brocardé ce qu'ils appellent dans leur jargon la «bâtonite», visant à faire «briller» les statistiques en multipliant par exemple les microaffaires de «stups». «L'interpellation d'un fumeur de joints équivaut certes à une infraction constatée, une garde à vue éventuelle et un dossier élucidé, mais, p

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant