Sécurité : des kermesses annulées pour cause d'état d'urgence

le , mis à jour à 08:10
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Sécurité : des kermesses annulées pour cause d'état d'urgence
Sécurité : des kermesses annulées pour cause d'état d'urgence

Voilà des jours qu'il en parle à sa maman : Jonas, 5 ans, jouera ce matin avec ses copains dans la cour de l'école, entre un stand de poterie, un atelier photo et les incontournables cakes mitonnés par les parents, tous conviés dans sa maternelle du XVIII e  arrondissement parisien. Rien de plus banal ? Plus vraiment. Depuis le renforcement des mesures de sécurité dans les établissements scolaires liées au plan Vigipirate et à l'état d'urgence, l'organisation des kermesses ne va plus de soi en cette fin juin.

 

Juste à côté de l'école de Jonas, les grands de l'élémentaire ont droit à une fête... à huis clos, sans les parents, mis à part deux délégués autorisés à aider les professeurs à tenir le chambouletout dans une cour fermée à double tour. Une mesure décidée il y a deux ans, à la suite de l'attaque contre « Charlie Hebdo ». « La fête ressemble maintenant à une récré puissance dix, constate Camille, maman d'une écolière de CE 2. Moi, je m'en remets très bien, mais ma fille est déçue. En élémentaire, où l'on n'accède pratiquement jamais à l'intérieur de l'école, la fête de fin d'année est l'occasion d'ouvrir un peu la boîte noire. C'est dommage de supprimer cette occasion d'échange », regrette cette cadre supérieure.

 

«Certains directeurs d'école n'ont pas souhaité prendre de risques»

 

Officiellement, d'après la circulaire nationale publiée par le ministère de l'Education et relayée par les rectorats, rien n'interdit d'applaudir le petit dernier dans son costume de fleur ou de lapin. Mais les consignes sont strictes : il est demandé d'éviter les attroupements devant les grilles, l'identité des spectateurs doit être systématiquement vérifiée et un contrôle des sacs « peut être effectué », précise le texte. Des précautions relayées par endroits avec fermeté par les inspecteurs de circonscription, quand les mairies -- responsables de ces manifestations ...

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