Sécu-Plus d'efforts nécessaires pour tenir la cible de déficit

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PARIS, 23 septembre (Reuters) - Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Selon des informations publiées mercredi par Les Echos, le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d'euros l'an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Ce chiffre est conforme à la trajectoire publiée fin 2014, qui prévoyait un déficit 2016 à 10,2 milliards, bien que la Cour des Comptes aient des doutes sur la capacité du gouvernement à maîtriser les comptes sociaux de la France. ID:nL5N11L2J4 Il devrait être officialisé jeudi à l'issue d'une réunion de la CCSS et tient compte de mesures d'économies qui figureront dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n'est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d'euros en 2015, en baisse de 400 millions d'euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d'assurance maladie, après 2,05% en 2015. "La fixation d'un Ondam (objectif national de dépenses d'assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses", estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l'assurance maladie à sept milliards d'euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu'à 11,1 milliards d'euros, largement au-dessus de l'objectif affiché par le programme de stabilité. "Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit", écrit la commission. (Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Marc Joanny)

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  • M156470 le jeudi 24 sept 2015 à 08:12

    Nous avons de bonnes raisons de nous réjouir, songez comme ils sont compétents nos dirigeants :EXEMPLE : La pauvreté a reculée et les faibles revenus 50 % ont progressé de 100 €. par an dans le même temps, les autres 50 % ont reculé de 700 €. Où le bât blesse, c’est que le compte n’y est pas : 700 – 100 = 600 € volatilisés ???

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