Secret bancaire : la virginité retrouvée du Luxembourg

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Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois.
Xavier Bettel, Premier ministre luxembourgeois.

Xavier Bettel lave plus blanc ! Le Premier ministre luxembourgeois a levé hier soir toutes les réserves de son pays à la modernisation d'une directive européenne sur la fiscalité de l'épargne, qui pose le principe de l'échange automatique d'informations entre administrations fiscales. Le grand-duché abandonne ainsi des années de lutte contre la transparence bancaire en matière fiscale. C'est la fin d'une époque : le Luxembourg a construit sa richesse sur des décennies de secret bancaire. "C'est une étape importante. Ça fait longtemps que le Luxembourg veut être une place financière transparente", affirme le dirigeant libéral, arrivé au pouvoir l'automne dernier.Mais les faits sont têtus. Il aura fallu en effet plus de onze ans aux Européens pour vaincre la réticence de quelques pays à abandonner le secret bancaire. La Belgique a d'abord lâché. Restait l'Autriche et, surtout, le Luxembourg. 30 % de son PIB dépend du secteur financier et de la discrétion des banques. C'est dire que le secret bancaire était tabou au grand-duché. Pour résister à la pression croissante de Paris ou Berlin qui voulaient récupérer l'argent échappant au fisc, le Luxembourg a donc cherché un allié ailleurs. "Tant que la Suisse n'abandonnera pas son secret bancaire, nous ne bougerons pas", répondait systématiquement le gouvernement du plus petit État de l'UE."Un pas indispensable"Seulement voilà : soumise à une forte pression du G8 et, surtout, des...

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