Secret bancaire : la Suisse n'exclut plus de l'assouplir, sous conditions

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Secret bancaire : la Suisse n'exclut plus de l'assouplir, sous conditions
Secret bancaire : la Suisse n'exclut plus de l'assouplir, sous conditions
La Suisse va t-elle faire tomber le secret bancaire ? Si cela devait un jour arriver, ce pourrait l'être avec l'assentiment des banquiers eux mêmes. Dans une interview publiée dimanche par NZZ am Sonntag, Patrick Odier, président de la puissante Association suisse des banquiers, a donné le la en déclarant que les banques pourraient s'adapter à un assouplissement significatif de leur sacro-saint secret bancaire, mais seulement si des normes globales étaient créées afin de lutter contre l'évasion fiscale. Pour les banquiers suisses, il s'agit d'un virage à 180 degrés, car en septembre 2012, Patrick Odier, président de l'Association, déclarait encore qu'il n'y avait pas de plan alternatif à l'impôt libératoire, le modèle défendu par la Suisse pour lutter contre l'évasion fiscale. Patrick Odier en a toutefois profité pour souligner que son association pourrait jouer un rôle important dans l'établissement des futures règles.

La classe politique évoque cette éventualité

Un nouveau pas a été franchi ce mardi puisque plusieurs responsables politiques du pays ont relayé les propos de Patrick Odier. Une porte-parole du ministère des Finances helvète a ainsi indiqué que l'échange automatique d'informations en matière bancaire pourrait entrer en vigueur en Suisse si la norme «devient un standard international et qu'elle concerne toutes les grandes places financières américaines, européennes et asiatiaques». C'est peu ou prou ce qu'avait déclaré samedi à Washington, en marge d'une réunion du G20, Eveline Widmer-Schlumpf, la ministre suisse des Finances : Berne est prêt à en discuter, mais à condition que les nouvelles normes concernent tous les pays, y compris les paradis fiscaux offshore. Même son de cloche chez le ministre suisse de l'Intérieur, interrogé sur TV5 Monde : «Si on cherche une solution globale, il y a encore beaucoup d'autres pays qui doivent faire des pas, des pas importants», a expliqué Alain...

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