Séchilienne-Sidec : Résultats annuels 2010

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Courbevoie, le 10 mars 2011

Résultats annuels 2010

· Augmentation des capacités de production dans toutes les activités

· Croissance de l’EBITDA de 7% (+12% hors défiscalisation)

· Intérêt marqué du groupe pour des projets dans les pays émergents

· Perspectives de croissance de 50 à 70% de l’EBITDA à horizon 2015

· Proposition de dividende 2010 : 0,70 €/action

Le Conseil d’Administration de Séchilienne-Sidec, réuni le 9 mars 2011 sous la présidence de M. Nordine Hachemi, a arrêté les comptes consolidés[1] du Groupe pour l’exercice 2010.

Données consolidées (millions d’euros)

2010

2009

Var. %

Chiffre d’affaires

304,8

244,6

+24,6%

EBITDA[2]

107,8

100,8

+7,0%

Résultat net (pdg)

40,5

40,8

-0,7%

Données consolidées Hors défiscalisation (millions d’euros)

2010

2009

Var. %

EBITDA hors défisc.

94,9

84,7

+12,0%

Résultat net (pdg) hors défisc.

32,2

29,5

+9,2%

[1] Les procédures d’audit sur les comptes consolidés ont été effectuées. Le rapport de certification sera émis après vérification du rapport de gestion et finalisation des procédures requises pour les besoins de l’enregistrement du Document de référence

[2] Résultat opérationnel avant dotations aux amortissements, dotations et reprises de provisions pour dépréciation, risques et charges

Commentant ces résultats, Nordine Hachemi a déclaré : « En 2010, les capacités de production ont augmenté de près de 5%. La progression sera de plus de 10% sur l’année 2011 avec l’installation de 64 MW de capacités supplémentaires, dont notamment la mise en service, courant mars, de Caraïbes Energie en Guadeloupe.


Notre volonté de développer nos capacités de production associée à notre exigence de rentabilité nous conduit à nous intéresser à des projets dans les pays émergents en complément des zones géographiques sur lesquelles nous sommes déjà présents. Pour cela, nous nous appuyons sur nos compétences démontrées de producteur d’électricité de base maîtrisant les principales techniques de production et exploitant des centrales dans des environnements complexes.


Les besoins de capacités de production d’électricité dans les pays émergents sont tels qu’ils rendent possible une forte sélectivité dans les projets étudiés. Nous continuerons ainsi à privilégier le modèle économique sur lequel Séchilienne-Sidec s’est développé : contrats d’obligation d’achat d’électricité à long terme générant une récurrence élevée des cash flows.


Les nouvelles perspectives à moyen terme que nous nous sommes données traduisent à la fois la montée en puissance des nouvelles capacités de production et la contribution des futurs projets à la génération d’EBITDA. »

I – Evolution de l’activité

Chiffre d’affaires par secteur d’activité

(millions d’euros)

2010

2009

Var. %

Thermique

264,3

223,8

+18,1%

Photovoltaïque

Dont exploitation

Dont autres ventes(*)

33,1

14,5

18,6

13,2

7,7

5,5

+150,8%

+88,3%

+238,2%

Eolien

5,8

6,1

-4,9%

Holding

1,7

1,5

+13,3%

TOTAL

304,8

244,6

+24,6%












(*) Ventes de panneaux ou d’installations photovoltaïques clé en main à des tiers

Sur l’ensemble de l’exercice 2010, la production globale d’électricité (hors centrales mauriciennes, non consolidées) s’est élevée à 2 102,7 GWh, en hausse de 8% par rapport à 2009. Le thermique a représenté 95% de cette production globale.

Le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 304,8 millions d’euros, en hausse de 24,6% par rapport à 2009. Les deux-tiers de la progression annuelle sont attribuables à l’activité thermique, et le solde essentiellement à l’activité photovoltaïque.

Thermique : progression de 18,1% du chiffre d’affaires, tirée par de bons niveaux d’activité des centrales

En 2010, le Groupe a produit 1 997,2 GWh (+ 7,8% par rapport à 2009) avec la même puissance installée de 334 MW, dans laquelle ne sont pas pris en compte les 195 MW exploités par les centrales de l’Ile Maurice, dont les résultats sont consolidés par mise en équivalence. Les effets des arrêts techniques survenus au 1er semestre 2010 dans les centrales ont été compensés par l’excellente marche opérationnelle du second semestre. En moyenne pondérée sur l’année, le taux de disponibilité technique des centrales consolidées du groupe s’est établi à 88,7%, soit 4 points de plus qu’en 2009.

La progression de 40,5 millions d’euros d’une année sur l’autre provient :

- pour une moitié de l’effet volume lié à la forte progression de la production des centrales ;

- pour l’autre moitié de l’augmentation du coût d’achat du charbon en €/tonne, dont le cours moyen a progressé de près de 40% d’une période sur l’autre. Il est rappelé que l’évolution du coût du charbon donne lieu à une indexation contractuelle des prix de vente de l’électricité.

A la Guadeloupe, les travaux de construction de la centrale Caraïbes Energie, d’une puissance de 38 MW, se sont poursuivis conformément au calendrier. Le premier couplage au réseau électrique a été réalisé en décembre 2010. La mise en service commerciale aura lieu courant mars, portant ainsi la puissance thermique installée du Groupe à 372 MW hors centrales de l’île Maurice.

Photovoltaïque : forte progression de l’activité liée à l’augmentation des capacités de production

En 2010, la production d’électricité photovoltaïque a plus que doublé, passant de 17,9 GWh à 36,8 GWh. Cette forte augmentation traduit d’abord le fonctionnement en année pleine des installations mises en service en 2009 ; elle reflète également la mise en service de 23,9 MW de nouvelles installations au cours de l’année 2010. Enfin, elle a bénéficié de bonnes conditions d’ensoleillement dans l’Océan Indien et les Caraïbes.

Le chiffre d’affaires de l’activité photovoltaïque au titre de l’exploitation a ainsi progressé de 88,3%, et s’est établi à 14,5 millions d’euros. Par ailleurs, 18,6 millions d’euros ont été générés par la vente de panneaux, à comparer à 5,4 millions d’euros en 2009.

Au 31 décembre 2010, le Groupe disposait de 49,8 MW de capacités installées et de 10,2 MW de capacités en cours de construction à Kourou, en Guyane, soit 60 MW au total, contre 38,6 MW à fin 2009. Le Groupe a notamment mis en service en juin et novembre 2010 deux fermes photovoltaïques en plain-champ d’une capacité totale de 8,2 MW en France Métropolitaine, et en décembre une ferme photovoltaïque en plain-champ d’une capacité de 4 MW en Martinique (Lassalle). La 1ère tranche (1,8 MW) du projet Kourou de 12 MW a également été mise en service en fin d’année ainsi que la première centrale italienne d’une capacité de 1,0 MW.

Eolien : raccordement des 8 MW de Porte de France en fin d’exercice

La production d’électricité d’origine éolienne s’est établie à 68,7 GWh en 2010, en recul de près de 5% par rapport à 2009 (72,2 GWh), et cela malgré une progression de 18,8% des capacités installées de 42,5 à 50,5 MW : comme dans l’ensemble des parcs éoliens français, la production éolienne du Groupe a pâti de conditions de vent extrêmement défavorables en 2010. Les 8 MW de Porte de France ont été raccordés en décembre 2010, conformément au calendrier.

Le chiffre d’affaires de l’activité Eolien s’est élevé à 5,8 millions d’euros en 2010, à comparer à 6,1 millions d’euros en 2009.

Avec les 6 MW du projet Heninel dont la construction a commencé en novembre 2010, le Groupe disposait au 31 décembre 2010 de 56,5 MW de capacités installées et en cours de construction, contre 42,5 MW à fin 2009.

II – Autres éléments de résultat

EBITDA et résultat net : forte progression hors défiscalisation

En 2010, l’EBITDA s’établit à 107,8 millions d’euros, en progression de 7% par rapport au niveau de 100,8 millions d’euros atteint en 2009. Hors produits de défiscalisation liés à l’activité photovoltaïque, qui se sont élevés à 12,9 millions d’euros en 2010 contre 16,0 millions d’euros en 2009, l’EBITDA ressort à 94,9 millions d’euros en 2010, en hausse de 12% par rapport au niveau de 84,7 millions d’euros en 2009.

La progression d’une année sur l’autre de 10,2 millions d’euros de l’EBITDA hors défiscalisation provient à parts égales des secteurs thermique et photovoltaïque.

L’activité thermique a généré un EBITDA de 83,3 millions d’euros, en hausse de 8% par rapport à 2009. Cette progression de 6,3 millions d’euros traduit essentiellement les effets positifs de la hausse des prix du charbon sur les stocks et de la performance des centrales en termes de disponibilité et de production et, en sens inverse, la non-récurrence des produits d’assurance perçus en 2009.

L’EBITDA de l’activité Photovoltaïque s’est élevé à 11,1 millions d’euros au titre de l’exploitation, en forte hausse par rapport à 2009 (+6,1 millions d’euros) grâce à l’augmentation de la capacité en exploitation, à la bonne performance des équipements ainsi qu’aux excellentes conditions d’ensoleillement.

L’EBITDA lié aux défiscalisations est en baisse de 3,1 millions d’euros, passant de 16,0 millions d’euros en 2009 à 12,9 millions d’euros en 2010.

Enfin, un EBITDA de 1,9 million d’euros a été généré en 2010 par les ventes de panneaux, soit une augmentation de 0,9 million d’euros par rapport à 2009.

Dans l’éolien, l’EBITDA s’est établi à 4,0 millions d’euros, en retrait sur le niveau de 4.9 millions d’euros atteint en 2009 du fait principalement des mauvaises conditions de vent, malgré une augmentation de 8 MW des capacités en fin d’année.

Les amortissements s’établissent à 27,9 millions d’euros, en progression par rapport à 2009, où ils s’étaient établis à 24,9 millions d’euros. Cette tendance se poursuivra en 2011 du fait de la construction et la mise en service en 2010 et en 2011 d’importantes nouvelles capacités,

L’ensemble constitué par le coût de l’endettement financier et les autres charges et produits financiers s’établit à -17,7 millions d’euros, soit le même niveau qu’en 2009. Cette stabilité masque la poursuite de la baisse du coût de l’endettement financier net, qui passe de 19,2 à 18,3 millions d’euros d’une année sur l’autre sous l’effet, notamment, de la baisse des taux d’intérêt. En 2011, le coût de l’endettement financier devrait refléter la mise en service des nouvelles capacités.

La quote-part du résultat net des entreprises associées s’élève à 2,8 millions d’euros, contre 2,5 millions d’euros en 2009. Cette progression s’explique par la bonne performance des centrales mauriciennes.

La charge d’impôt s’établit à 15,0 millions d’euros en 2010, à comparer à 13,6 millions d’euros en 2009. Le taux effectif d’impôt ressort à 24,7% en 2010, contre 22,7% en 2009.

Le résultat net consolidé s’établit à 48,6 millions d’euros et le résultat net part du Groupe à 40,5 millions d’euros. Il représente 1,42 €/action sur la base d’un nombre moyen pondéré dilué de 28 456 536 actions, à comparer à 1,45 €/action en 2009 (28 095 802 actions).

Flux de trésorerie : progression de 6,8 millions d’euros de la trésorerie de clôture

Les flux de trésorerie générés par l’activité opérationnelle se sont élevés à 87,5 millions d’euros en 2010, à comparer à 123,9 millions d’euros en 2009. La progression de la capacité d’autofinancement de 102,8 à 112,4 millions d’euros d’une période sur l’autre a été accompagnée d’une augmentation plus importante du besoin en fonds de roulement et du niveau d’impôt décaissé.

Les investissements nets se sont élevés à 108,6 millions d’euros, en progression de plus de 40% par rapport à 2009. Ils correspondent à des investissements bruts de 122,3 millions qui traduisent la montée en puissance des capacités thermiques, photovoltaïques et éoliennes du groupe. Cet important effort d’investissement, réalisé sur la base de critères de rentabilité très stricts, renforce la visibilité sur l’évolution favorable de l’EBITDA au cours des années à venir.

Les flux de trésorerie générés par les activités de financement se sont élevés en 2010 à +27,9 millions d’euros contre -15,4 millions d’euros en 2009, soit une variation de +43,3 millions d’euros.

Au total, la variation nette de trésorerie est de +6,8 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice et la trésorerie de clôture s’établit à 106,5 millions d’euros.

Structure financière : solidité confirmée

Au 31 décembre 2010, les capitaux propres s’élèvent à 344,2 millions d’euros, à comparer à 321,6 millions d’euros à fin 2009.

L’endettement net ressort à 531,3 millions d’euros, reflétant le lancement des nouveaux projets en 2010. Hors dette corporate de 102,0 millions d’euros, il est constitué de dette de financement de projets, couvrant des installations en exploitation et en cours de construction.

Enfin, le groupe a levé 118 millions d’euros de nouveaux financements en 2010, dont la moitié au titre de l’activité photovoltaïque et un tiers au titre de l’activité thermique. Au 31 décembre 2010, tous les projets en construction avaient obtenu leur financement.

III - Perspectives

La volonté du groupe de développer ses capacités de production associée à son exigence de rentabilité le conduit à s’intéresser à des projets dans les pays émergents en complément des zones géographiques sur lesquelles il est déjà présent. Pour cela, il s’appuie sur ses compétences démontrées de producteur d’électricité de base qui a développé un modèle économique reposant sur des contrats d’obligation d’achat d’électricité à long terme générant une récurrence et une prédictibilité élevée des cash flows.

Ainsi, le développement thermique du groupe sur les années à venir s’effectuera en parallèle dans les DOM et à l’île Maurice, où la demande d’électricité n’est pas encore saturée, et dans les pays émergents, où les besoins de capacités de production d’électricité sont tels qu’ils rendent possible une forte sélectivité dans les projets étudiés.

Dans le secteur photovoltaïque, la remise en question, par les autorités de plusieurs pays européens, des tarifs de rachat d’électricité photovoltaïque impacte la viabilité des projets futurs au regard de critères de rentabilité et de visibilité du groupe sur les cash flows futurs.

Dans ce contexte, le groupe a décidé de limiter ses objectifs en photovoltaïque aux projets dont les contrats d’achat sont sécurisés. C’est ainsi qu’à fin 2011 il est anticipé un parc installé de 69,4 MW dont 60 MW sont déjà installés ou en construction à fin 2010, l’ensemble bénéficiant des anciens tarifs. Les 9,4 MW supplémentaires concernent les projets de Matoury (Guyane) et de Bethléem (La Réunion).

L’ensemble de ces perspectives conduisent Séchilienne-Sidec à formuler de nouvelles perspectives à moyen terme, exprimées en termes de progression estimée de l’EBITDA.

Ainsi, à horizon 2015, une croissance de l’ordre de 50 à 70% par rapport au niveau d’EBITDA 2010 hors défiscalisation (94,9 millions d’euros) peut être envisagée. Elle s’appuie pour moitié sur la base installée à fin 2011, et pour l’autre moitié sur les nouveaux projets, tant dans les zones historiques d’activité du groupe que sur de nouveaux marchés géographiques.

Enfin, s’agissant de l’exercice 2011, le groupe anticipe une progression d’environ 10% de l’EBITDA hors défiscalisation, à conditions économiques équivalentes.

Le Conseil d’Administration proposera à la prochaine Assemblée Générale prévue le 25 mai 2011 un dividende de 0,70 euro par action.

***

Prochaine publication financière :

Chiffre d’affaires du 1er trimestre 2011 le 28 avril 2011 après Bourse

A propos de Séchilienne-Sidec (www.sechilienne-sidec.com)

Depuis 30 ans Séchilienne-Sidec est un Groupe indépendant spécialisé dans la production d’électricité au travers de centrales de moyenne puissance charbon/biomasse, photovoltaïques et éoliennes. Grace à sa technicité, à son expérience en gestion de projets et à la qualité de ses équipes d’ingénieurs, le Groupe gère toutes les étapes du cycle de vie des centrales : conception, financement, construction et exploitation, partout dans le monde et, notamment, dans des environnements complexes. ISIN : FR0000060402 – SECH)

Contacts

Séchilienne-Sidec +33 (0)1 41 16 82 00

Comalto +33 (0)1 44 94 96 30

Jean-François Carminati – jfcarminati@comalto.com

ANNEXES

Principales données financières consolidées

En millions d’euros

2010

2009

Produit des activités ordinaires

EBITDA*

Dont hors défisc.

Dont défisc.

Amortissements et provisions

Résultat opérationnel

Résultat financier

Mises en équivalence

Impôts

Résultat net

Résultat net part du groupe

Résultat par action (€/a)


Capacité d’autofinancement

Trésorerie nette fin de période

Capitaux propres

Endettement net

304,8

107,8

94,9

12,9

(29,3)

78,5

(17,7)

2,8

(15,0)

48,6

40,5

1,42€/a


112,5

106,5

344,2

531,3

244,6

100,8

84,7

16,0

(23,1)

77,6

(17,7)

2,5

(13,6)

48,8

40,8

1,45€/a


102,8

99,7

321,6

459,9

* Résultat opérationnel hors dotations aux amortissements et dotations et reprises de provisions



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