Séchilienne se donne trois ans pour investir au Brésil

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PARIS (Reuters) - Séchilienne Sidec a annoncé mardi qu'il se donnait trois ans pour investir dans des projets de cogénération au Brésil après avoir vu ses résultats progresser en 2012 grâce à la performance de ses centrales thermiques.

Le producteur indépendant d'électricité, aujourd'hui fortement implanté dans les départements d'outre-mer et à l'île Maurice, a décidé en 2012 de recentrer sa stratégie sur la production par combustion hybride de charbon et de biomasse, principalement de la bagasse, un résidu de la canne à sucre.

"Le Brésil, premier producteur mondial de canne à sucre, répond à tous les critères de développement du groupe à l'international", souligne-t-il dans un communiqué.

Il ajoute s'être donné trois ans pour investir dans des projets rentables de cogénération en partenariat avec les industriels sucriers.

Séchilienne confirme en outre "le retour à son modèle autofinancé d'investissement d'environ 100 millions d'euros en moyenne et par an", les futures dépenses étant destinées en priorité au Brésil, à l'outre-mer et à la bio-méthanisation.

Son PDG, Jacques Petry, avait déclaré à Reuters au printemps dernier que Séchilienne Sidec ciblait deux à quatre nouveaux pays, dont le Brésil, l'Australie et l'Afrique du Sud, producteurs de canne à sucre et où les financements de projets sont possibles.

Egalement présent dans le photovoltaïque, le groupe a en revanche annoncé en février la vente de son activité éolienne à EDF Energies Nouvelles pour 59 millions d'euros.

DIVIDENDE EN HAUSSE

Vers 09h05, l'action Séchilienne Sidec progressait de 0,52% à 15,59 euros, faisant ressortir une capitalisation de 446 millions. Elle affiche un gain proche de 8,5% depuis le début de l'année après un bond de 31% en 2012.

"L'identification du Brésil comme axe de croissance est une bonne nouvelle même si aucun projet n'est encore identifié", a estimé Portzamparc dans une note.

En termes d'objectifs financiers, le groupe vise un résultat brut d'exploitation (Ebitda) de 124 millions d'euros en 2013 et de 160 millions en 2016, ainsi qu'un résultat net part du groupe de 34,5 millions cette année (hors plus-value de cession de l'éolien) et de 40 millions en 2016.

La société a enregistré au titre de 2012 un résultat net part du groupe de 33,5 millions d'euros (+4%), un Ebitda de 127 millions hors fiscalité outre-mer (+15%) et un chiffre d'affaires de 383 millions (+6%).

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un Ebitda de 121 millions d'euros et un chiffre d'affaires de 379 millions.

Le groupe propose un dividende de 0,59 euro par action, contre 0,57 euro au titre de 2011.

Avec une puissance installée stable de 693 mégawatts (MW), Séchilienne Sidec a produit 3.580 GWh (gigawatt-heures) d'électricité en 2012, soit une progression de 4% par rapport à 2011.

La dette nette du groupe s'est réduite de 34 millions d'euros en 2012 et représente 528 millions à fin décembre.

Benjamin Mallet, avec Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot

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