Sébastien Squillaci : "J'en ai pleuré d'être sur le banc, contre Porto"

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Sébastien Squillaci : "J'en ai pleuré d'être sur le banc, contre Porto"
Sébastien Squillaci : "J'en ai pleuré d'être sur le banc, contre Porto"

Au cours de la dernière saison, Sébastien Squillaci, nous avait accordé 4 heures de son temps, afin de balayer son long parcours jusqu'à Bastia. D'habitude très discret dans les médias, celui qui n'aime pas lire la presse, revient sur ses débuts dans le football jusqu'à ses années Monaco. Toto retrouve le Rocher ce mercredi soir, avec Bastia, pour une place en finale de Coupe de la Ligue.

Tu te sens Varois ou Corse ? Varois, né à Toulon, grandi à la Seyne sur mer. Côté paternel, mon grand-père Squillaci, c'est un Italien de Calabre qui est venu en France, dans le batîment, comme beaucoup. Il parlait italien, sa femme aussi, mais entre eux, pas avec nous. Il était très croyant. Mon grand père maternel, Mancini, est de Ghisonaccia, en Corse. Donc j'ai des attaches ici aussi, des oncles, des tantes.
La Seyne dans laquelle tu grandis, ce sont les industries qui ferment, le chômage endémique . Oui, mon père travaillait dans les chantiers navals jusqu'à ce qu'ils ferment puis est devenu facteur. Ma mère était secrétaire à l'hôpital. J'ai grandi à l'entrée de la cité Berthe, un bon souvenir, un environnement assez pauvre - je voyais des gens souffrir autour de moi - mais je n'ai manqué de rien. Mes parents ont sacrifié leur bien être pour moi et mon frère. Comme beaucoup de parents, mais pas tous Même si le matériel n'est pas le plus important, j'étais quand même content, dès que j'ai pu, de leur acheter une maison, les "sortir" de là-bas, grâce au foot.
Tu commences à jouer au foot à La Seyne ? Oui, et vers 12-13 ans, le Racing de Toulon, club phare de la région, me demande. Je rentre au centre de formation à 14 ans. J'y vais en bus et rentre chez moi tous les soirs. On est au Cned et on a des profs pour nous aider aux devoirs. L'école, c'est quelque chose sur laquelle mes parents ont toujours insisté et je les en remercie. J'ai eu mon bac STT, le bac des footeux ! On en rigole, mais c'est dur par le Cned quand t'es footeux. Je commençais à m'entraîner avec les pros en D2 et je crois être le seul à l'avoir eu, même si j'étais un peu feignant. Après, à Monaco j'ai fait un BTS action co. J'ai validé ma deuxième année mais je me suis pas présenté à l'examen. J'étais moins assidu, je venais de signer 4 ans pro, mais je regrette un peu. Mon avenir dans le foot était incertain.
Revenons au foot : un point important de ta formation, c'est le foot de rue non ? Ouais. Avec mon frère aîné de deux ans, après l'école, on se retrouvait avec tous les jeunes de la cité. Je jouais surtout contre des plus vieux. J'avais déjà un caractère de gagneur. Je pouvais même m'embrouiller avec mon frère....



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