Sébastien Louis, spécialiste des hooligans : « Du nationalisme modéré au néonazisme »

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Sébastien Louis, spécialiste des hooligans : « Du nationalisme modéré au néonazisme »
Sébastien Louis, spécialiste des hooligans : « Du nationalisme modéré au néonazisme »

Samedi, une horde de Russes fond sur le centre-ville de Marseille. Mobiles, entraînés, ils attaquent les très nombreux supporteurs anglais attablés aux terrasses du Vieux-Port. La situation dégénère dans des affrontements massifs qui ont fait plusieurs dizaines de blessés, dont un supporteur entre la vie et la mort. Les images traumatisent la France, qui redoutait la menace terroriste mais ne soupçonnait pas qu'un tel déchaînement de violence soit possible en plein centre-ville. Sébastien Louis, qui a notamment contribué au livre « Soutenir l'équipe nationale de football », présente les hooligans russes, qui ont rempli leur objectif principal : marquer les esprits.

« Les forces de police ont fait qu'il est devenu impossible de se battre aux abords ou dans les stades tout au long de l'année. Le hooliganisme s'est professionnalisé. Les hooligans se retrouvent dans les bois pour des bagarres à 15 contre 15. Sur les tournois internationaux, c'est un peu différent. Il y a tellement de flux que la police ne peut pas contrôler tout le monde.

Les hooligans russes sont passés à l'attaque contre des Anglais qui n'étaient pas des hooligans, mais qui restent, à tort, des références en la matière. C'est une manière de s'inscrire dans l'histoire du hooliganisme, de montrer qu'ils sont parmi les meilleurs en Europe, ce que personne ne dément. Les firms du Lokomotiv Moscou, du Spartak ou du Dynamo se combattent pendant l'année, mais se sont alliés à l'occasion de l'Euro. On le voit à leur carrure, ce sont des athlètes proches de l'imagerie de Fight Club ou de Gladiator.

Ils s'entraînent, pratiquent pour la plupart la boxe ou les arts martiaux, repèrent les lieux et ne boivent pas d'alcool, du moins pour les 150 meneurs qui ont agi à Marseille. Il y a certains codes dans ce milieu. Le but n'est pas de faire des morts. D'ailleurs, ils n'ont pas d'arme, même si certains ont utilisé des chaises ou des barres de fer quand les ...

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