Séance inaugurale du Parlement tunisien

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TUNIS, 2 décembre (Reuters) - Le nouveau Parlement tunisien issu des élections du 26 octobre a tenu mardi sa séance inaugurale, nouvelle étape du processus démocratique lancé par la "révolution de jasmin" qui a chassé du pouvoir en janvier 2011 le président Zine Ben Ali. Le pays à l'origine du "printemps arabe" avait élu il y a trois ans une assemblée provisoire chargée de rédiger une nouvelle Constitution qui a été approuvée en janvier dernier. Le nouveau Parlement siégera pendant cinq ans. La Constitution tunisienne a été saluée comme l'une des plus progressistes du monde arabe, marquant une étape majeure de la transition démocratique. "Nous avons bouclé la partie théorique en approuvant une Constitution de progrès mais aujourd'hui nous abordons la partie la plus difficile, la mise en application de cette Constitution", a déclaré aux députés Mustapha Ben Jaafar, qui était président de l'assemblée provisoire. L'étape suivante suivante sera la formation du gouvernement. Le principal parti laïque Nidaa Tounes, qui a remporté les législatives avec 86 sièges sur 217, veut former un gouvernement de coalition et nommer le Premier ministre. Les islamistes du parti Ennahda ont 69 sièges. Le gouvernement ne devrait pas être formé avant le second tour de l'élection présidentielle qui verra s'affronter le sortant Moncef Marzouki et son rival de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi. La date de ce second tour sera annoncée au plus tard mercredi. Le président du Parlement devait être élu lors cette séance inaugurale mais Nida Tounes et Ennahda tous deux ont demandé plus de temps pour mener leurs consultations à bien. Nida Tounes a désigné comme candidat son numéro deux, Mohamed Nacer, mais Ennahda veut que le poste revienne à Abdel Fattah Mourou, chef adjoint du parti islamique. (Tarek Amara, Guy Kerivel pour le service français)

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