Séance hésitante à la Bourse de Paris

le
0
L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - A 09H43 (07H43 GMT), l'indice CAC 40 perdait 1,59 point à 4.117,52 points. La veille, il avait grignoté 0,06%.

Le marché parisien prenait peu d'initiatives dans les premiers échanges, évoluant tout près de son plus haut niveau de 2013 qui date du 16 août à la clôture, à 4.123,89 points.

La tendance reste plutôt favorable sur le marché, puisque les investisseurs sont "soulagés par l'évolution du dossier syrien et ils n'anticipent qu'une réduction limitée des achats de la Fed la semaine prochaine", soulignent les économistes chez le courtier Aurel BGC.

"La combinaison d'un apaisement des tensions en Syrie et de bons chiffres économiques dans le monde a soutenu la tendance" depuis fin août, renchérit Crédit Agricole CIB.

Après avoir craint un temps les conséquences d'une éventuelle frappe militaire en Syrie, les investisseurs ont paru soulagés ces derniers jours puisque cette échéance semblait s'éloigner.

La Maison Blanche est restée floue mercredi sur les prochaines échéances dans le dossier syrien, après que le président Barack Obama a repoussé la perspective de frappes en donnant une chance à une initiative diplomatique de la Russie.

Les investisseurs vont par ailleurs surveiller quelques indicateurs économiques en cours de séance, à commencer par la production industrielle pour juillet en zone euro (11H00).

En Italie, le marché suivra une émission obligataire de moyen et long terme, au moment où le pays est fragilisé par les débats autour de l'avenir de Silvio Berlusconi.

Enfin, aux Etats-Unis, les investisseurs se contenteront des demandes hebdomadaires d'allocations chômage et des prix à l'importation pour août (14H30).

Le chiffre sur le chômage sera analysé dans la perspective de la très attendue réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) la semaine prochaine. Le marché anticipe l'annonce d'une réduction des rachats d'actifs de la Fed à cette occasion, compte tenu de l'amélioration de la conjoncture dans le pays.

Parmi les valeurs, Vivendi (+2,63% à 17,14 euros) figurait parmi les plus fortes hausses du CAC 40 après avoir dévoilé un projet de scission qui devrait mener l'opérateur SFR vers l'introduction en Bourse, une annonce qui signe la fin des hostilités entre Jean-René Fourtou et Vincent Bolloré.

EDF (-2,41% à 21,70 euros) perdait du terrain en raison de rumeurs selon lesquelles une filiale de la Banque centrale norvégienne a mis en vente 13 millions d'actions du groupe.

Bouygues prenait 2,27% à 25,72 euros, alors que Credit Suisse a relevé sa recommandation à "neutre" contre "sous-performer" auparavant.

Schneider Electric gagnait 0,16% à 62,28 euros. Citigroup a relevé sa recommandation à "neutre" contre "vendre" auparavant.

En revanche, Sanofi souffrait (-1,48% à 73,18 euros) après avoir retiré sa demande d'autorisation aux Etats-Unis de l'antidiabétique lixisénatide, tout en soulignant que les mérites de ce traitement n'étaient pas en cause.

Lafarge prenait 0,27% à 51,37 euros. Le groupe veut se renforcer au Brésil et cherche à y introduire de nouvelles gammes plus sophistiquées et autres produits pour gagner de nouveaux marchés.

Korian était recherché (+3,24% à 21,06 euros) après avoir relevé ses objectifs annuels dans la foulée d'un bond de son chiffre d'affaires et un bénéfice net plus que doublé au premier semestre.

Les résultats de Neurones (+1,05% à 9,60 euros) et Synergie (+7,42% à 12,89 euros) étaient bien accueillis au contraire de ceux de Vexim (-0,51% à 9,80 euros).

Enfin, Sword Group perdait 1,19% à 13,31 euros après avoir annoncé la cession de sa participation dans Amor Group au géant américain de la défense Lockheed Martin sans en dévoiler le montant.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant