Se reconnaître libéral, serait-ce un gros mot ?

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François Hollande, président de la République.
François Hollande, président de la République.

Pour commencer, il y a souvent erreur sur la définition du libéralisme qui n'est ni une idéologie ni une doctrine économique, mais plus simplement une philosophie basée sur un double principe fondamental : le droit prime l'État, et l'individu l'emporte sur la collectivité, ce qui est le cas, par exemple, aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Suisse. Or, en France, c'est tout le contraire : l'État est supérieur au droit, et le collectif l'emporte sur le citoyen avec comme conséquence que le social passe avant l'économie. L'État peut même y changer le droit selon les nécessités ou les majorités du jour, ou selon les circonstances historiques. Les Américains ont la même Constitution depuis l'origine, tandis que la France, pendant la même période, a vu passer deux empires, deux ou trois monarchies, cinq constitutions républicaines, sans compter quelques régimes hybrides, comme le Consulat ou Vichy. Cette instabilité est liée à notre histoire moderne très belliqueuse qui commence par une Révolution sanglante pour se terminer par deux guerres mondiales après lesquelles nos intellectuels d'extrême gauche n'ont rien trouvé de mieux que de participer à la création d'une catastrophe idéologique, le communisme, basé sur une dictature du collectivisme poussé à son paroxysme, dans lequel les individus comptent à peine plus que des fourmis. Apparatchiks à la mode soviétiqueDe plus, nous vivons dans un curieux pays qui a su créer, au...

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