Se loger reste une galère pour 70 % des 18-30 ans

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Une enquête publiée ce mardi révèle que parmi les 18-30 ans, 70 % d'entre eux ont déjà été confrontés à des difficultés d'accès au logement. Près de 20 % d'entre eux habitent encore au domicile parental.

Rien à faire, lorsque l'on mélange jeunesse et logement, le premier mot qui vient en tête reste «galère». Selon une enquête réalisée par l'Afev, l'observatoire de la jeunesse solidaire, et publiée ce mardi, sept jeunes sur dix ont déjà été confrontés à des difficultés d'accès au logement. Des «Tanguy» qui n'ont pas d'autre choix pour 29 % de ceux qui connaissent des difficultés. Par ailleurs, 26 % d'entre eux ne peuvent louer faute de moyens, et plus d'un jeune sur dix s'est retrouvé sans logement ou en situation précaire. Un quart d'entre eux a même dû sacrifier le budget santé ou alimentation pour pouvoir payer le loyer.

Autre fait marquant: 21 % déclarent n'avoir pas eu accès à un logement, car sans emploi ou avec un emploi précaire. Pour faciliter leur situation, 18 % des sondés qui disposent de leur propre logement reçoivent une aide financière familiale (dans un cas sur deux, il s'agit de se porter caution). Si la plupart des 18-30 ans a quitté le nid (81 %), les 19 % de jeunes qui habitent encore au domicile parental le font (pour 66 % d'entre eux) par obligation.

Il est d'autant plus facile de voler de ses propres ailes lorsqu'on a un travail: parmi ceux qui ont leur propre logement, près des trois quarts ont une activité professionnelle, alors que ceux qui vivent encore sous le même toit que leurs parents sont en formation pour 24 % d'entre eux, ou sans activité (38 %). Les jeunes optent en majorité pour le parc privé (39 %), 20 % vivent en HLM, résidence étudiante, foyer de jeunes travailleurs ou encore en centre d'hébergement et de réinsertion sociale. Seuls 18 % sont propriétaires.

Sans surprise, plus on vieillit, et moins on vit avec ses parents: 28 % des 18-24 ans sont en hébergement gratuit (parents, amis, famille) contre 18 % des 25-30 ans. Enfin, les 18-30 ans vivent pour près de la moitié d'entre eux en centre ville, un tiers en zone péri-urbaine et moins d'un quart en milieu rural.

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  • M6762365 le mardi 17 mar 2015 à 13:57

    tant que l'immobilier sera la vache à lait de l’État....

  • heimdal le mardi 17 mar 2015 à 12:43

    Les parents ne veulent plus payer pour leurs enfants majeurs .Ils veulent bien toucher les allocs mais ensuite c'est débrouille-toi tout seul.La loi autorise un enfant à obliger les parents à payer .Ségolène l'a bien fait .

  • akelacca le mardi 17 mar 2015 à 11:20

    Le niveau d'hébergement chez les parents par obligation est a relativiser. En effet cette étude semble prendre en compte les étudiants. Hors, il est tout a fait logique que des étudiants qui décident de faire leurs études a proximité du lieu d'habitation de leurs parents y habite. Il faudrait différencier les chiffres qui concernent les actifs et les étudiants (ou autres formations).

  • md24750 le mardi 17 mar 2015 à 11:19

    Sauf pour les roumains prioritaires aux Français.