Se loger coûte de plus en plus cher

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En 2010, en incluant loyers, charges, taxes, remboursements d'emprunts, dépenses d'eau et d'énergie, un ménage sur deux consacrait plus de 18,5 % de ses revenus à son habitation principale, indique une étude de l'Insee.

Se loger coûte de plus en plus cher. Les Français en ont le sentiment, les chiffres le confirment. Entre 2005 et 2010, les dépenses de logement par ménage ont augmenté de 17% en moyenne, «soit 4 points de plus que le niveau de vie moyen», indique une étude de l'Insee publiée jeudi. En incluant loyers, charges, taxes, remboursements d'emprunts, dépenses d'eau et d'énergie, un ménage sur deux consacre désormais plus de 18,5% de ses revenus à son habitation principale. C'est leur premier poste de dépenses devant l'alimentation et les transports.

Les Français ne sont néanmoins pas tous égaux devant le poids du logement. En toute logique, le coût est -par rapport à leurs revenus- plus lourd pour les ménages à faibles ressources. Pour les accédants à la propriété qui ont encore des emprunts à rembourser aussi. Mais les locataires du parc privé ne sont pas en reste: un locataire sur cinq dépense plus de 40% de ses revenus pour se loger, souligne l'étude. Depuis quinze ans, ce sont ceux, avec les ménages modestes, dont la part des dépenses consacrée à l'habitation augmente le plus.

36% de propriétaires sans emprunt

Malgré l'envolée des prix immobiliers, les ménages qui se lancent dans l'achat d'une maison ou d'un appartement ne dépensent pas une part beaucoup plus importante de leurs revenus, «notamment parce que les emprunts se font sur des durées plus longues, et le profil des accédants évolue», souligne l'Insee. Au total, depuis quinze ans, l'effort global augmente peu - notamment parce que les loyers maîtrisés du parc social et les aides au logement ont profité aux locataires de HLM.

Parallèlement, depuis 2005, les conditions de logement s'améliorent un peu. D'abord, 36% des ménages sont désormais propriétaires de leur résidence principale sans avoir à rembourser d'emprunt à ce titre. Cette proportion de Français qui n'a plus à s'inquiéter des échéances de fin de mois augmente régulièrement depuis plus de trente ans, mais cette hausse s'est accrue de 1,5 point en cinq ans. Elle est particulièrement marquée chez les plus de 65 ans (65% en 2010 après 61% en 2005) et les plus aisés.

Ensuite, le confort s'améliore aussi. En cinq ans, le surpeuplement recule -sauf chez les ménages modestes.

La surface moyenne par personne -41 m2- a un peu progressé sur cinq ans, mais moins que par rapport aux vingt années précédentes. La situation est en fait très variable selon la composition du ménage: les personnes seules ont en moyenne deux fois plus d'espace que celles qui cohabitent (73 m2 contre 36 m2).

Seuls 1,4% des logements ne disposent pas des équipements sanitaires de base (contre 15,7% en 1984) et quasiment tous disposent d'un système de chauffage.

Les Français sont ainsi 64,1% à trouver leur résidence principale confortable, 33,4% moyennement confortable et 2,4% avec un confort insuffisant (humidité, infiltrations, obscurité...).


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