"Se dire qu'on a pris deux balles, c'est irrationnel"

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"Se dire qu'on a pris deux balles, c'est irrationnel"
"Se dire qu'on a pris deux balles, c'est irrationnel"

Il y a eu un avant et un après. Le 8 janvier 2010, en pleine CAN, le car transportant la sélection du Togo est mitraillé par des rebelles de l'enclave de Cabinda à la frontière angolaise. Deux personnes perdent la vie. Serge Akakpo, lui, prend deux balles dans le dos et s'en sort miraculeusement. Mais, depuis ce jour-là, le destin du défenseur franco-togolais a basculé. Le joueur et l'homme ont dû se reconstruire. Dans la solitude, l'incompréhension et même l'indifférence. Témoignage d'une rare intensité.

Avant d'arriver en France, tu es né à Lomé, capitale du Togo. Est-ce que tu gardes quelques bribes de souvenirs de tes premiers pas en Afrique ? J'étais très jeune quand je suis arrivé en France, je devais avoir six ans. Je garde de bons souvenirs de mon enfance en Afrique. Elle a été très heureuse et a été bercée de beaucoup d'amour. Parce qu'il y avait beaucoup de membres de ma famille autour de moi. J'étais un enfant assez protégé, en fait. En revanche, j'étais turbulent quand j'étais petit, très agité. La meilleure chose que je garde de cette époque, ce sont les valeurs et les principes que j'ai appris à cette époque-là. Et je pense que c'est resté ancré en moi, tout ce que ma grand-mère m'a inculqué, c'est resté. Ils m'ont notamment appris la valeur de l'humain, l'importance du relationnel, de la prière, etc. Même si j'étais petit, je comprenais les choses très rapidement. À force de vivre avec ces personnes-là tous les jours, forcément tu intègres les choses. Je pense qu'aujourd'hui, à 80%, les valeurs que j'ai apprises plus jeune font l'homme que je suis.

C'est aussi là-bas que tu as commencé à taper dans un ballon ? Oui, j'ai grandi dans la maison familiale de ma mère. J'étais le seul garçon. Autour de moi, j'avais huit ou neuf femmes. Il y avait ma grand-mère, les sœurs de ma grand-mère, mes tantes, les cousines de ma mère, etc. Et je jouais tout le temps au ballon. C'est la seule chose qui pouvait m'occuper. Je pouvais jouer seul, je tapais le ballon dans un mur et je passais tout mon temps libre avec un ballon. Mon amour pour le ballon rond a commencé à cette époque-là.

Le Togo a un nouveau sélectionneur
Tu as grandi en Seine-Saint-Denis, où tes parents vivent encore, et tu as joué à Villepinte, qui était auparavant connu pour être un bon club de pré-formation puisque Fabrice Pancrate, Alou Diarra et notamment Serge Aurier en sont issus… Tout mon passage à Villepinte, depuis tout petit, que ce soit en poussins ou benjamins, j'en garde de très bons souvenirs. Parce qu'à l'époque, c'était un club très compétitif. C'était un club de cœur. On avait des éducateurs…





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