Scrutin sans débat au pays de Loukachenko

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Le Parlement de Minsk n'est plus qu'une machine à estampiller les projets de loi rédigés par l'administration présidentielle.

Interdit de sortie du territoire, surveillé par le KGB, banni de tout emploi public, emprisonné un an et demi pour «corruption», Sergueï Skrebez a tout connu, en dix ans, des vicissitudes du militantisme politique dans la Biélorussie d'Alexandre Loukachenko. Mais pour ce leader du mouvement La Masse populaire, les élections parlementaires qui se dérouleront dimanche dans tout le pays «sont les plus déprimantes (qu'il ait) jamais connues».

Avisé, Sergueï Skrebez fut l'un des rares opposants à échapper à la vague d'arrestations qui a suivi les élections présidentielles du 19 décembre 2010. Aujourd'hui, à défaut d'être personnellement candidat, cet homme calme et déterminé fait campagne pour deux activistes de son parti dans des conditions confidentielles, pour ne pas dire clandestines. 495 personnes se disputent 110 postes de député, dont l'identité est pratiquement connue à l'a­vance. Simple machine à estampiller les projets de loi rédigés par l'administr

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