Scott Spedding : " C'était un rêve "

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L'arrière de l'Aviron Bayonnais, Scott Spedding, ne cache son émotion, après son appel en équipe de France suite au forfait de Brice Dulin. Le joueur d'origine sud-africaine fait part de sa fierté et de son impatience avant de revêtir le maillot frappé du coq.

Scott Spedding, que ressentez-vous, c'est beaucoup d'émotions ?
Il y a beaucoup de fierté d'être ici, ça fait longtemps que je rêvais de ce moment, donc d'être ici maintenant c'est quelque chose d'énorme pour moi. J'ai hâte de travailler avec ce groupe.

Vous étiez très ému samedi soir...
Oui j'ai craqué un peu hier soir. Mais c'était un moment énorme dans ma carrière, dans ma vie. Mais je vais essayer de mettre les émotions de coté maintenant afin de rester concentrer sur mon rugby et donner le meilleur de moi-même cette semaine pour voir ce que ça donne.

Pourquoi ce maillot de l'équipe de France vous tient-il tellement à c½ur ?
Parce que je suis arrivé très jeune en France. Je suis arrivé en 2008 avec les espoirs à Brive. Donc j'ai joué toute ma carrière ici et ma vie est ici. Le plus haut niveau national, c'est l'équipe de France. Depuis que je suis arrivé en France, c'était un rêve et maintenant un but. Je rêve de porter ce maillot, je sais que c'est un maillot très spécial, sacré. Il faut faire honneur à ce maillot et j'espère avoir un jour l'opportunité de lui faire honneur.

« C'est le meilleur championnat du monde, le Top 14 »

Vous avez pu avoir la réaction de votre famille ?
Oui, j'ai parlé avec mon père. Il y avait beaucoup d'émotions. Mon père m'a accompagné toute ma carrière, dans les moments difficiles et dans les bons moments. Il était toujours là pour moi. Quand je l'ai appelé pour lui expliquer que j'étais pris dans le groupe France, c'était un moment incroyable, un moment qui va rester toute ma vie.

Comment est vécu le fait que vous ayez envie de jouer pour la France, alors que vos racines sont en Afrique du Sud ?
Ils comprennent très bien, parce que j'ai toujours expliqué que le rugby pour moi c'est ici en France. Quand je suis arrivé, que j'ai vu tous les stades pleins, les supporters chanter... C'est le meilleur championnat du monde, le Top 14. Toute ma carrière et ma vie sont ici. Je suis français, j'ai le passeport. Mon père savait depuis longtemps que je voulais jouer pour l'équipe de France.

Vous ressentez de l'excitation, de l'impatience d'être à Marcoussis et d'être enfin à l'entrainement ?
Oui c'est le boulot qui commence maintenant. Il faut laisser toutes les émotions de coté. Je vais donner le meilleur de moi-même et essayer de trouver une place dans ce groupe, dans cette équipe. Ça ne va pas être facile mais  je vais tout donner.

« Un rêve devenu réalité quand Antonie Claassen a été sélectionné »

Y a-t-il une forme d'appréhension, de peur ?
Je connais quelques joueurs mais je ne connais pas tout le monde. Je pense qu'ils sont tous gentils et on va être amis très bientôt.

On a l'impression que le déclic pour vous, c'est quand Antonie Claassen a été pris en équipe de France ?
Oui c'est un rêve devenu réalité quand Antonie Claassen a été sélectionné. Ça m'a beaucoup motivé. Je rêvais qu'un jour je sois pris. Maintenant je suis ici.

Il y a une Coupe du monde l'année prochaine...
Il ya une Coupe du monde à la fin de la saison, donc oui c'est un but. Je pense que c'est un objectif pour tous ceux qui sont ici. Mais moi je veux continuer à bosser, me concentrer sur le prochain entrainement et essayer de progresser dans mon jeu. On verra si ça arrive.

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