Scor affiche des revenus en hausse sur neuf mois

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HAUSSE DES REVENUS DE SCOR SUR NEUF MOIS
HAUSSE DES REVENUS DE SCOR SUR NEUF MOIS

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - Scor a profité sur les neuf premiers mois de l'année d'un rythme favorable de renouvellement et de conclusion de contrats pour dégager des revenus en hausse, compensant ainsi l'effet négatif de la dépréciation du dollar dans ses comptes.

Le réassureur français indique dans un communiqué que ses primes brutes émises ont progressé de 4,5% entre janvier et septembre, à 7,54 milliards d'euros.

Hors effets de change, ces primes ont crû sur la période de 7,7%. Elles ont progressé de 7,1% à taux de change constants dans la réassurance dommages et de 8,3% dans la réassurance vie.

"A l'heure actuelle, nous sommes un groupe principalement dollars : 37% des primes que nous encaissons sont libellées en dollar, 27% le sont en euro", a rappelé Denis Kessler, le PDG de Scor, lors d'une conférence téléphonique.

En Bourse, l'action Scor progresse de 2% à 26,15 euros à 10h. Depuis le début de l'année, le titre gagne près de 28% après une hausse de 13% en 2012.

"Ce sont des résultats solides. Il n'y a pas d'énormes surprises. En dommages, il y a tout de même un ratio combiné meilleur que prévu", commente un analyste financier basé à Paris. "Hors catastrophes naturelles, il y a une faible sinistralité."

Les comptes de Scor ont aussi subi le coût des catastrophes naturelles, avec un bénéfice net en repli de 5% sur 9 mois, à 302 millions d'euros.

Le groupe précise ainsi avoir passé dans ses comptes du seul troisième trimestre une charge de 53 millions d'euros liée aux coûts des tempêtes de grêle en Allemagne et une autre de 14 millions liée aux inondations au Canada.

Au deuxième trimestre, les inondations en Europe et au Canada, ainsi que les tornades aux Etats-Unis, lui avaient déjà coûté 128 millions d'euros.

TROP TÔT POUR ÉVALUER "CHRISTIAN"

Au final, sur les trois premiers trimestres de l'année, Denis Kessler a indiqué que le coût des catastrophes naturelles s'était élevé à près de 260 millions d'euros, représentant 6,6% des encaissements de primes de réassurance dommages.

"En dépit du niveau élevé de catastrophes naturelles, le groupe enregistre un niveau élevé de rentabilité avec un ROE (rendement des fonds propres, NDLR) de 8,5%", souligne Scor.

Interrogé sur les dégâts causés par la tempête "Christian" qui a frappé fin octobre le nord de l'Europe, Denis Kessler a estimé qu'il était encore trop tôt pour en estimer le coût.

La tempête qui a traversé l'Europe du Nord, de la France à la Scandinavie en passant par la Grande-Bretagne, l'Allemagne et les Pays-Bas, a fait une douzaine de morts, privé d'électricité des centaines de milliers de personnes et fortement perturbé les transports aériens et ferroviaires.

L'assureur britannique RSA a prévenu mardi que les coûts liés à la tempête pénaliseraient ses résultats.

"Il faut attendre que les assureurs fassent leurs propres comptes et qu'ils nous les communiquent", a déclaré Denis Kessler. "Pour le moment, très peu de sociétés ont transmis leurs données."

Début septembre, le réassureur français, qui s'est renforcé aux Etats-Unis ces deux dernières années grâce aux acquisitions de Transamerica Re et de Generali US, s'est fixé comme objectifs d'atteindre une croissance organique de ses revenus de 7% par an sur la période de mi-2013 à mi-2016.

Edité par Dominique Rodriguez

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