Schroders : les secteurs qui bénéficieront de la remontée de l'inflation

le
0

(AOF) - « Quels sont les secteurs qui bénéficieront de la remontée de l'inflation ? », s'interroge Schroders dans une note. Le gestionnaire estime que tout laisse à croire que l'inflation s'installe bel et bien et qu'elle ne traduit pas uniquement la hausse des matières premières attendue par de nombreux experts. À ce titre, des entreprises de différents horizons (notamment des secteurs des pneumatiques, de l'alimentation ou encore du ciment) ont récemment annoncé une éventuelle hausse des prix aux clients finaux afin de protéger leurs bénéfices.

Pour James Sym, gérant actions européennes chez Schroders, les télécommunications devraient bénéficier le plus de l'inflation. En 2016, le secteur n'a pas eu les faveurs des investisseurs et a généré les moins bonnes performances du marché européen, les investisseurs ayant à tort pris les télécommunications pour des "Bond proxies", c'est-à-dire des actions qui s'apparentent aux obligations. Par conséquent, les valorisations ont chuté et le secteur est aujourd'hui loin d'être très représenté au sein des portefeuilles.

Après une concurrence féroce chez les opérateurs télécoms, les marchés se redressent dans de nombreux pays européens, avec une acceptation tacite du gouvernement et de la règlementation, les opérateurs historiques devant investir dans la fibre optique et les réseaux mobiles 5G. Fondamentalement, Schroders pense que ces investissements seront suffisamment rémunérateurs.

S'agissant des banques, les opportunités se font plus rares à la suite de leur nette appréciation depuis la seconde moitié de 2016. Au sein du secteur de la finance, Schroders privilégie tout particulièrement l'assurance. Moins volatiles que les actions bancaires, les valeurs de l'assurance restent correctement valorisées. En outre, le secteur bénéficiera sans aucun doute de la reflation, qui lui permettra d'investir ses revenus dans des obligations générant de meilleurs rendements.

Certaines valeurs de consommation pourraient elles aussi bénéficier de l'environnement reflationniste actuel. James Sym donne ainsi l'exemple des fabricants et vendeurs au détail de pièces automobiles qui semblent sous-évaluées par rapport aux estimations actuelles des bénéfices.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant