Schröder, le Depardieu de la politique

le
0
Gerhard Schröder et Vladimir Poutine, ici en juillet 2005 au sommet du G8.
Gerhard Schröder et Vladimir Poutine, ici en juillet 2005 au sommet du G8.

Gerhard Schröder aurait pu rester dans l'histoire comme le dirigeant politique qui a lancé, dans le cadre de l'Agenda 2010, une réforme majeure destinée à réduire le poids de l'État-providence en Allemagne. Mais le nom de celui qui fut le 33e chancelier d'Allemagne risque plutôt de rester associé à celui de Vladimir Poutine. Car pour fêter ses 70 ans, les deux célébrations qui lui avaient été offertes à Berlin puis dans son fief de Hanovre n'ont pas suffi à Schröder. Il s'est donc rendu avec enthousiasme à la luxueuse sauterie organisée par l'entreprise qui le nourrit, Gazprom. Le social-démocrate avait choqué les esprits quand il avait rejoint cette société peu après sa défaite électorale de 2005. Il était alors devenu président du conseil de surveillance de Nord Stream, la filiale du conglomérat énergétique qui gère le pipeline reliant la Russie à l'Allemagne. Aucun délai de viduité n'avait été respecté, et cette gâche bien payée offerte par son grand ami Vladimir sentait déjà le soufre. "Une honte"Près d'une décennie plus tard, en pleine crise ukrainienne, le spectacle de ses embrassades avec Poutine devant le palais Youssoupov, à Saint-Pétersbourg, en début de semaine, était de fort mauvais goût. Ce témoignage d'affection entre Poutine et Schröder, véritable publicité pour le Kremlin, rappelle l'accolade entre le président russe et Gérard Depardieu à Sotchi, en janvier 2013. "Poutine n'est pas un...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant