Schneider supprimera un tiers des postes dans ses sous-stations

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par Gilles Guillaume et Natalie Huet PARIS, 28 novembre (Reuters) - Schneider Electric SCHN.PA va entamer le mois prochain des discussions avec les syndicats sur la restructuration de son activité de sous-stations préfabriquées, prévoyant la fermeture d'un site et la suppression d'environ 130 postes, soit un tiers des effectifs. Le spécialiste des équipements électriques basse et moyenne tension projette de fermer son atelier de Saint-Soupplets (Seine-et-Marne) qui emploie une trentaine de personnes, et de réduire la taille de son site de Fabrègues (Hérault) avec la suppression d'une centaine de postes sur un effectif total actuel de plus de 150 personnes, a déclaré à Reuters un porte-parole de Schneider, confirmant des informations contenues jeudi dans un tract du syndicat CFDT. Ces deux implantations industrielles sont héritées du rachat en 2010 de l'activité distribution d'Areva AREVA.PA . Les deux autres sites, qui emploient en tout 200 personnes environ à Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher) et Saint-Alban-Leysse (Savoie), voient quant à eux leur activité confirmée et pourraient gagner au passage quelques emplois. Schneider Electric a engagé cette nouvelle restructuration pour gagner en compétivité face à une concurrence accrue et à une baisse des investissements publics et industriels dans le climat économique actuel. Les sous-stations redistribuent la moyenne tension, niveau intermédiaire entre la haute tension des lignes électriques et la basse tension des prises de courant des domiciles. "Le PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) doit officiellement démarrer début décembre, et c'est dans ce cadre que les mesures doivent être négociées avec les partenaires sociaux", a déclaré le porte-parole du groupe. "Nous cherchons évidemment à trouver la meilleure solution pour chacun (...) et les mesures qui seront proposées doivent nous permettre d'éviter des licenciements secs." Il a évoqué notamment la possibilité de reclassements internes, de recours à des formations ou des aides au départ. La CFDT s'inquiète pour sa part d'un "tournant" dans les relations sociales au sein d'un groupe "international prospère". "S'il est vrai que Schneider Electric connaît des restructurations depuis plusieurs années, jusqu'à présent les plans sociaux organisés par la direction (...) privilégiaient systématiquement le repositionnement des salariés concernés", déclare le syndicat. Il craint cette fois que le calendrier de mise en oeuvre ne laisse "aucune possibilité de mener à bien les reclassements". Au troisième trimestre, Schneider a observé des signes de stabilisation en Europe pour la première fois depuis trois ans, tout en précisant que la situation sur le continent demeurait fragile. ID:nL5N0SO0N7 (Edité par Dominique Rodriguez)


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