Schneider reste prudent pour 2012

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Schneider reste prudent pour 2012
Schneider reste prudent pour 2012

par Gilles Guillaume et Elena Berton

PARIS (Reuters) - Schneider a confirmé vendredi ses objectifs annuels prudents, notamment celui d'une possible stagnation de son chiffre d'affaires, après un premier trimestre marqué par une croissance organique quasi-nulle à cause de la crise en Europe du Sud et d'un ralentissement en Asie.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 5,411 milliards d'euros, en hausse de 0,4% à changes et périmètre constants.

En données publiées, la croissance ressort à 9,4%, reflet de l'impact positif de deux acquisitions récentes ainsi que des variations du dollar et du yuan par rapport à l'euro.

"La croissance de l'Amérique du Nord, de la Russie, de l'Amérique du Sud et de l'Afrique a compensé la performance plus faible d'une zone Asie en transition et les conditions économiques détériorées de l'Europe du Sud", a expliqué le groupe dans un communiqué.

Malgré une visibilité toujours limitée par les incertitudes sur l'économie mondiale, Schneider a également confirmé, "sauf changement important des conditions économiques", son objectif d'une marge d'Ebita ajusté de 14 à 15% en 2012, contre 14,2% en 2011.

Lors de la présentation en février de son nouveau plan stratégique triennal, Schneider avait dit viser une marge de 13 à 17% à l'horizon 2014.

Vers 10h00, l'action cède 0,32% à 47,26 euros. A la clôture de jeudi, le titre affichait un gain de 16% depuis le début de l'année.

"Schneider a maintenu ses prévisions très prudentes pour le reste de 2012", commente Bernstein dans une note. "La prévision pour 2012 est raisonnable si on la compare à la fourchette de 13-17% du programme 'Connect' et devrait être réalisable à condition que Schneider reste maître des prix qu'il facture."

"En termes de valorisation, Schneider se valorise proche de sa moyenne historique (...) mais dans l'attente d'un second trimestre certainement encore difficile", ajoute CM-CIC.

DE PETITES ACQUISITIONS PAS EXCLUES

En Chine, deuxième marché du groupe avec 12% du chiffre d'affaires derrière les Etats-Unis et devant la France, l'activité a accusé une baisse de l'ordre de 5%.

"Cela fait plusieurs mois qu'on dit que la Chine sera en repli sur le premier trimestre", a souligné Emmanuel Babeau, directeur financier de Schneider, au cours d'une téléconférence. "Nous nous attendons pour la suite de l'année à une amélioration progressive et graduelle de la situation en Chine."

La baisse de l'activité chinoise reflète un comparatif élevé au premier trimestre 2011, les mesures des autorités chinoises pour ralentir les secteurs en surchauffe et le fait que beaucoup de clients de Schneider en Chine sont exposés au ralentissement de l'Europe de l'Ouest vers laquelle ils exportent leurs produits.

Interrogé sur les perspectives du groupe en terme de M&A, Emmanuel Babeau a répété que Schneider donnerait au premier semestre la priorité à l'intégration de ses acquisitions récentes.

"On fera le point à l'issue du premier semestre", a-t-il indiqué. "Nous n'avions pas dit que nous ne ferions pas de M&A, nous avions dit que si nous en faisions, ce serait sur des cibles de taille réduite."

Sur l'hypothèse de cessions d'actifs, notamment pour l'activité capteurs qui fait l'objet de rumeurs récurrentes en ce sens, Emmanuel Babeau a refusé de faire un commentaire.

"Je ne vais pas commenter les 'sensors' en particulier. Nous avons en permanence une revue de notre portefeuille (...) et nous ne nous interdisons pas de faire respirer notre portefeuille si à un moment donné une activité semble moins stratégique, moins pertinente. Simplement, on ne l'annoncera pas à l'avance."

Edité par Cyril Altmeyer

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