Schneider-Nouveaux gains de productivité, forex négatif en 2016

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    * Charges de restructuration attendues en haut de fourchette 
    * E600 mlns de gains de productivité sur 2015-2017 avec 
coûts support et simplification 
    * Schneider veut améliorer sa marge d'Ebita de 20-60 pdb en 
2016 
    * CA record en 2015, possible nouvelle baisse organique en 
2016 
 
 (Actualisé avec CFO et précisions) 
    PARIS, 17 février (Reuters) - Schneider Electric  SCHN.PA  
compte poursuivre ses gains de productivité afin d'améliorer sa 
marge dans un environnement qui s'annonce encore difficile en 
2016, année marquée aussi par un renversement des effets de 
changes qui deviendront très négatifs. 
    Le spécialiste des équipements électriques basse et moyenne 
tension, qui avait revu en baisse fin octobre ses objectifs 
annuels en raison d'un effet devises moins positif que prévu, a 
réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires record de 26,6 
milliards d'euros, en hausse de 6,8% mais en baisse de 1% à 
périmètre et changes constants. 
    "Nous sommes sur des records pour le groupe, ce qui est à 
noter dans l'environnement que nous avons connu avec une Chine 
qui a corrigé fortement et une très forte chute des marchés 
finaux dans l'oil & gas", a souligné au téléphone Emmanuel 
Babeau, directeur financier du groupe. 
    Si l'Europe de l'Ouest reste en croissance en ce début 
d'année et si les difficultés en Chine s'annoncent un peu moins 
sévères qu'en 2015, Schneider entend sélectionner avec soin les 
affaires les plus rentables, ce qui se traduira par un chiffre 
d'affaires organique au mieux stable, et au pire en "baisse 
modérée à un chiffre" en 2016. 
    L'année sera également marquée par un effet devises très 
négatif, d'environ un milliard d'euros avec la baisse de 
plusieurs devises émergentes face à l'euro, alors que 2015 s'est 
clôturée sur un effet positif de 295 millions d'euros lié à la 
hausse du dollar et du yuan face à la devise européenne. 
    Pour améliorer sa marge d'Ebita ajusté de 20 à 60 points de 
base hors effet de change - après une baisse de 20 pdb à 13,7% 
en 2015 - Schneider compte poursuivre la simplification du 
groupe, avec des charges de restructuration désormais attendues 
dans le haut de la fourchette de 700 à 900 millions d'euros sur 
la période 2015-2017. 
    La productivité brute totale est attendue elle à près de 600 
millions d'euros entre 2015 et 2017, après 300 millions de gains 
de productivité en 2015 et notamment une baisse de 174 millions 
des coûts des fonctions support. Schneider compte également 
porter à deux chiffres la marge de son activité infrastructures 
(9,1% l'an dernier). 
    Le groupe, qui a enregistré une forte hausse à 522 millions 
d'euros de ses autres produits et charges d'exploitation, 
notamment sur des pertes de valeur et dépréciations provenant de 
plusieurs cessions d'actifs, a en revanche affiché un cash flow 
libre en forte hausse de 20% à plus de deux milliards d'euros 
l'an dernier. 
    Grâce à cela, il a ramené sa dette à 4,6 milliards d'euros, 
contre 5 milliards un an plus tôt. 
    Schneider a également proposé d'augmenter de 4% son 
dividende à deux euros par action, et de porter à 1,5 milliard 
d'euros ses rachats d'actions sur la période 2015-2016, soit le 
haut de la fourchette indiquée jusqu'à présent. Le groupe avait 
en date de janvier 2016 déjà procédé à 700 millions d'euros de 
ces rachats. 
     
    Le communiqué: 
    http://bit.ly/1QkVCSX 
 
 (Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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