Schneider: la croissance organique toujours en panne.

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(CercleFinance.com) - Pesant près de 36 milliards d'euros à la Bourse de Paris, Schneider Electric fait partie des grands noms de l'indice CAC 40. Sa capitalisation, la 11e de l'indice, le classe entre Orange et Air Liquide.

De plus, le titre Schneider n'a pas à rougir : depuis le début de cette année, il a progressé de près de 15%, à 60,8 euros, quand le CAC 40 perd 4,3%. Et pourtant, la croissance lui fait toujours défaut, du moins pour l'instant.

Ce spécialiste des systèmes et services électriques à moyenne tension pour le bâtiment est présent sur un vaste secteur où opère, en partie, l'équipementier suisse ABB (qui pèse 44,3 milliards de francs suisses à Zurich), ou le conglomérat allemand Siemens (86 milliards d'euros, à Francfort). Voire le français Legrand (13,6 milliards d'euros), plutôt centré sur la basse tension.

Le secteur est à la mode et l'on parle souvent, dans la presse, des perspectives ouvertes par les réseaux électriques intelligents ('smartgrids'), de la “maison connectée”, et plus prosaïquement de la reprise du cycle de la construction en Europe, notamment du côté des logements neufs.

Schneider a de plus la réputation d'être bien géré, ce qu'il a confirmé par la mise en place récente d'économies. Le groupe dégage aussi une marge opérationnelle ajustée solide supérieure à 14%.

Et pourtant, Schneider Electric souffre, un peu comme Legrand et ABB, d'un problème de croissance. En séquence, et en données organiques, le chiffre d'affaires du groupe a symboliquement progressé de 0,1% au 1er trimestre (T1) 2016, avant de repartir vers le bas : - 0,5% au T2 puis - 1,7% au T3.

Quid des exercices précédents ? Toujours à données comparables, le CA du groupe s'est tassé de 1% en 2015, après + 1,4% en 2014, + 0,4% en 2013, et - 0,7% en 2012. De quoi reléguer au rang de vieux souvenir le vigoureux taux de + 8,3% enregistré en 2011.

La situation ne devrait pas s'améliorer au 4e trimestre : sur l'ensemble de l'année 2016, Schneider Electric table sur “une croissance organique sous-jacente quasi stable avant impact de la sélectivité sur l'activité de projets (impact estimé à environ - 2% au deuxième semestre)”, indiquait la direction le 27 octobre dernier.

Mais peut-être s'améliorera-t-elle par la suite : lors d'une journée investisseurs organisée le 27 octobre également, la direction de Schneider déclarait “cibler une croissance organique moyenne d'environ 3% au cours des trois prochaines années, hors Infrastructure, avec une progression graduelle sur la période.” A confirmer.

EG


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