Schneider Electric: toujours pas de croissance organique.

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(CercleFinance.com) - Le moins que l'on puisse dire est que l'action Schneider Electric réagit fort bien à la publication de ses résultats annuels : après une envolée de 9,2% hier, le titre prend encore 1,3% ce midi, à 53,1 euros. En hausse de 1% depuis fin 2015, année difficile pour le titre il est vrai, l'action surperforme le CAC 40 de près de 9 points. Mais s'il entend améliorer sa marge, Schneider Electric a toujours un problème de croissance.

Spécialiste des systèmes électriques basse et moyenne tension, Schneider Electric est un géant du secteur réalisant environ 26 milliards d'euros de chiffre d'affaires. En Bourse, il capitalise plus de 31 milliards d'euros. On notera cependant que les 73 euros dépassés par l'action au printemps 2015 sont encore loin.

En effet, la direction de Schneider Electric a hier, dans ses prévisions pour 2016, mis l'accent sur la défense de ses marges. En raison d'une “sélectivité accrue sur l'activité de projets”, estime le groupe, la marge d'EBITA ajustée devrait en 2016 gagner “entre +20 et +60 points de base avant effet négatif des devises”.

En effet, la marge d'EBITA ajustée, indicateur clé utilisé par le groupe, a pu dépasser les 15%, comme en 2010 (15,6%). En 2012, elle se situait encore à 14,7%, puis elle s'est étiolée sans discontinuer d'une année sur l'autre pour revenir, en 2015, à 13,7%. L'inversion attendue de cette tendance délétère peut effectivement plaire aux investisseurs.

Reste qu'une autre variable, elle, ne devrait pas donner de signe d'amélioration. La croissance des ventes du groupe à données comparables, c'est-à-dire hors effets de changes et de périmètre, n'est plus que l'ombre d'elle même. En 2010 et en 2011, années de reprise après la crise, elle atteignait les niveaux robustes de 9,3%, puis 8,3%.

Douche froide à partir de 2012, où elle est négative (- 0,7%). De ce point de vue, les années 2013 (+ 0,4%) et 2014 (+ 1,4%) ne permettront pas d'inverser la tendance, et 2015 non plus (- 1%).

De plus, selon le président du directoire, Jean-Pascal Tricoire, l'année 2016 ne va rien changer en la matière : “le groupe vise une croissance organique du chiffre d'affaires allant de la stabilité à une baisse modérée à un chiffre”, soit - 5%, a-t-il indiqué hier.

Notons d'ailleurs que le bénéfice par action (en données part du groupe) Schneider Electric, qui était de 3,30 euros en 2010, se situait à 3,39 euros en 2014. En 2015, et après des dépréciations, il est tombé à 2,46 euros.

EG


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