Schneider Electric: Oddo peu emballé par le retour d'Aveva.

le
0

(CercleFinance.com) - Le bureau d'études parisien Oddo & Cie revient ce matin sur le dossier Schneider Electric alors que le groupe français spécialisé dans les systèmes électriques s'intéresse (de nouveau) au britannique Aveva. “Oups, they want it again”, s'amusent les analystes qui, en l'attente de plus de détails, restent dubitatifs quant à cette éventuelle opération. Ce qui ne les empêche pas de rester à l'achat sur le titre, en visant 64 euros.

A la Bourse de Paris, l'action Schneider Electric se tasse de 1,7% à 53,1 euros dans un marché parisien en baisse de 1,3%.

En effet, l'éditeur de logiciels industriels britannique Aveva a confirmé hier qu'il avait reçu une proposition de prise de contrôle 'révisée et conditionnelle' de la part de Schneider Electric. L'opération prendrait la forme d'une augmentation de capital d'Aveva réservée à Schneider, mais aussi d'un paiement 'significatif' en espèces de Schneider qui serait ensuite retourné aux actionnaires d'Aveva, dont le titre resterait coté à Londres. On n'en sait pas plus à ce stade.

“Le montage soumis aujourd'hui par Schneider semble être très similaire à celui proposé en juillet 2015 (offre non engageante à l'époque). A l'époque, Schneider proposait d'apporter ses propres actifs de logiciels d'automatisation industriel avec une soulte de 550 millions de livres à Aveva, qui en retour payait Schneider en titres, permettant ainsi à ce dernier de contrôler 53,5% du nouvel ensemble et de le consolider”, rappelle Oddo. Puis en décembre 2015, l'éventuelle affaire avait achoppé, Schneider indiquant cependant qu'il restait intéressé par les logiciels industriels portant notamment sur l'automatisation.

Tout en se montrant “surpris” que Schneider soit de retour si rapidement sur le dossier Aveva, Oddo estime aussi que “ce rapprochement devrait permettre à l'ensemble d'atteindre une taille critique supérieure, d'élargir l'offre et de générer des synergies”. Soit un CA cumulé de 525 à 530 millions de livres dans ce segment, et une marge d'EBITA ajustée de 22 à 23%. Schneider renforcerait aussi son exposition au secteur gazier. Enfin, “'géographiquement, la nouvelle entité sera équilibrée entre les régions Amériques et Europe/Moyen-Orient/Afrique, un peu plus de 35% chacune”, ajoute Oddo.

Reste qu'aucun aspect financier de l'éventuelle opération n'a été révélé pour l'instant, ce qui rend son évaluation difficile. En outre, “force est de constater que le 'deal' initial avait soulevé de nombreuses questions, d'une part sur la complexité du montage et d'autre part sur la qualité des actifs d'Aveva. Sur le premier sujet, nous comprenons les atouts d'une telle approche (prendre le contrôle d'un groupe et le consolider à moindre coût) mais estimons aussi que le montage rend difficile la valorisation des actifs. Sur le deuxième sujet, Aveva semble être en perte de vitesse sur certains segments”, prévient Oddo.


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant