Schneider Electric abaisse son objectif de CA pour 2012

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SCHNEIDER ELECTRIC REVOIT À LA BAISSE SON OBJECTIF DE CA 2012
SCHNEIDER ELECTRIC REVOIT À LA BAISSE SON OBJECTIF DE CA 2012

PARIS (Reuters) - Schneider Electric a abaissé jeudi son objectif de chiffre d'affaires pour 2012 à cause d'une dégradation de ses marchés en Europe de l'Ouest au troisième trimestre, mais a maintenu sa prévision de marge sur l'année.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension table désormais sur une croissance organique annuelle nulle à légèrement négative, alors qu'il l'attendait jusqu'à présent dans une fourchette allant de nulle à légèrement positive.

"Malgré les incertitudes économiques mondiales, l'évolution du chiffre d'affaires du groupe reste globalement en ligne avec les scénarios considérés en début d'année 2012, à l'exception d'un ralentissement plus marqué sur une partie de l'Europe de l'Ouest et un rebond de la Chine plus tardif que prévu", a commenté le groupe dans un communiqué.

Au troisième trimestre, le chiffre d'affaires a augmenté de 7,1% au niveau record de 6,1 milliards d'euros. L'effet de change favorable, lié à l'appréciation du dollar américain, du yuan chinois et du dollar australien par rapport à l'euro, a contribué pour 6,4 points à ce taux de croissance.

En données organiques, il ressort en revanche en baisse de 1,9%, conséquence également d'une diminution du nombre de jours ouvrés.

L'activité basse tension, qui représente 37% du chiffre d'affaires, a été impactée par les conditions de marché difficiles en France et dans le reste de l'Europe du Sud, mais aussi par un ralentissement du marché résidentiel en Australie et par une atonie persistante sur certains marchés de la construction et de l'industrie en chine.

La branche automatismes du bâtiment (7% du CA) a quant à elle souffert des coupes budgétaires au Royaume-Uni et en Europe du Nord. La dégradation de l'environnement pour cette activité formée récemment à partir d'acquisitions devrait conduire Schneider à comptabiliser sur l'année une charge de dépréciation exceptionnelle de 100 à 200 millions d'euros.

"Lorsque l'environnement économique devient difficile, lorsque vous prenez en plus des hypothèses prudentes, alors vous devez passer une dépréciation partielle de l'actif que vous avez enregistré. C'est une accélération d'amortissements intangibles", a expliqué Emmanuel Babeau, directeur financier du groupe, dans un entretien téléphonique.

Schneider a confirmé en revanche son objectif d'une marge d'Ebita ajusté comprise entre 14% et 15% sur l'année grâce à sa politique de prix et aux réductions de coûts engagées, qu'il se dit "en bonne voie" d'atteindre.

Le groupe est toujours très attendu par ailleurs en matière de fusions-acquisitions. Emmanuel Babeau a indiqué que Schneider ne s'interdisait rien en la matière, mais sans faire de plus amples commentaires sur les projets du groupe en général ou sur le sort de la division capteurs en particulier.

L'action Schneider Electric a clôturé mercredi à 48,51 euros, donnant une capitalisation boursière de l'ordre de 26,5 milliards d'euros. Depuis le début de l'année, le titre a pris plus de 19%, après une baisse d'environ 27% en 2011.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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