Schizophrénies électorales

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TRIBUNE - Ran Halevi, directeur de recherche au CNRS* s'interroge sur le décalage entre les véritables inclinations politiques des Français et leurs intentions de vote.

C'est une étrange campagne présidentielle qui s'achève. On l'avait annoncée terne, anesthésiée par la crise et boudée par un électorat dubitatif ; elle a mobilisé des foules. On a prédit une abstention record, que le vote du premier tour vient de démentir. Surtout, cette élection ne cesse de mettre en contradiction les jugements politiques des Français et leurs intentions de vote.

Au soir du premier tour, ils ont accordé moins de 44 % de leurs suffrages aux candidats de gauche et quelque 47 % aux candidats de droite ; or c'est François Hollande que favorisent les sondages. Ils jugent Nicolas Sarkozy mieux à même de faire face à la crise économique ou à une crise internationale, de lutter contre l'immigration clandestine et l'insécurité, de prendre des décisions difficiles. Mais, sur le front des enjeux domestiques - réduction du chômage et des inégalités, pouvoir d'achat, santé - c'est François Hollande qu'ils trouvent plus crédible. Curieuse schizophrü/p>...

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