Schengen, citadelle  aux remparts fragiles

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INFOGRAPHIE - Avec vingt-cinq États membres et, sans barrière, plus de 400 millions d'âmes, faute de défense collective et de volonté politique, la citadelle exemplaire s'inquiète d'être assiégée

Lorsque la France, l'Allemagne et les trois pays du Benelux ont décidé de supprimer les contrôles pour ouvrir un espace européen sans passeport en 1985, tous avaient compris que le relâchement à l'intérieur aurait pour contrepartie le renforcement d'une frontière externe devenue «commune». Un quart de siècle plus tard, l'espace Schengen compte vingt-cinq États membres et réunit sans barrière plus de 400 millions d'âmes. Il déborde les frontières de l'UE avec l'Islande, la Norvège et la Suisse. Mais faute de défense collective et de volonté politique, la citadelle exemplaire s'inquiète à mots couverts d'être assiégée. Sous les coups redoublés du chômage de crise et de l'émigration clandestine.

Les révoltes arabes, défi de voisinage comparable à l'effondrement du communisme en 1989, sont venues obscurcir le tableau. Peu de responsables politiques osent réduire l'avancée de la démocratie à une menace migratoire. Les chiffres montent, mais l'exode de

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