Schäuble et Baroin entrevoient une sortie de crise en zone euro

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LES MINISTRES FRANÇAIS ET ALLEMAND DES FINANCES ENTREVOIENT UNE SORTIE DE LA CRISE DANS LA ZONE EURO
LES MINISTRES FRANÇAIS ET ALLEMAND DES FINANCES ENTREVOIENT UNE SORTIE DE LA CRISE DANS LA ZONE EURO

PARIS (Reuters) - Les problèmes de la zone euro ne sont pas réglés mais des signaux permettent d'entrevoir une sortie de crise, ont déclaré mardi les ministres des Finances allemand et français.

Lors d'une intervention sur l'avenir de la zone euro, les ministres ont loué l'action de la Banque centrale européenne et estimé que les pays européens devaient maintenir le cap des réformes, notamment la réduction des déficits publics.

"Nous pouvons dire que le pire est derrière nous mais nous ne pouvons pas relâcher nos efforts", a dit Wolfgang Schäuble.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a estimé mardi que la zone euro était en train de se stabiliser, avant d'appeler à la poursuite des réformes, en particulier pour réduire les déséquilibres entre pays déficitaires et excédentaires.

La BCE a procédé à deux grandes opérations de prêts à trois ans (LTRO) à l'intention des banques depuis décembre, pour un montant d'environ 1.000 milliards d'euros.

Alors que ces décisions ont suscité des inquiétudes en Allemagne, notamment au sein de la Bundesbank, Wolfgang Schäuble a insisté sur le bien fondé de l'action menée par la BCE et estimé qu'elle ne créait pas de risques inflationnistes.

LA BCE DÉTERMINANTE

François Baroin a également salué le rôle "déterminant" joué par la BCE ces dernières semaines, tout en insistant sur la nécessité d'améliorer la situation des finances publiques.

Il a annoncé au passage que le déficit public de la France s'était élevé à 5,3% du produit intérieur brut en 2011.

Le gouvernement avait déjà annoncé que ce déficit serait inférieur à la prévision de 5,7%, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy ayant dit qu'il pourrait atteindre 5,3%.

La France s'est engagée à réduire son déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) à 4,5% du PIB fin 2012 - un objectif au sujet duquel François Baroin s'est dit confiant - et à 3% fin 2013.

"Depuis trois mois, nous avons offert des perspectives, il y a une vraie volonté de restaurer la confiance", a dit François Baroin.

Les ministres ont souligné qu'il était trop tôt pour se prononcer sur la nécessité éventuelle d'un troisième plan d'aide à la Grèce.

Le Fonds monétaire international va examiner cette semaine la possibilité de consentir à Athènes un prêt de 36,7 milliards de dollars (28 milliards d'euros) sur une période de quatre ans, dans le cadre d'un deuxième plan d'aide dont le montant total est estimé à 130 milliards d'euros.

Matthias Blamont, édité par Jean-Baptiste Vey

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