Schäuble dit vouloir donner une nouvelle chance à la Grèce

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(Actualisé avec précisions, contexte) BERLIN, 19 août (Reuters) - Le succès du troisième plan d'aide financière en faveur de la Grèce n'est pas garanti mais il serait irresponsable de ne pas donner à Athènes les moyens de prendre un nouveau départ, a déclaré mercredi le ministre allemand des Finances à la tribune du Bundestag avant le vote sur ce plan. "Evidemment, avec l'expérience de ces dernières années et de ces derniers mois, il n'y a pas de garantie que tout marchera et le doute est permis. Mais, dans la mesure où le Parlement grec a déjà adopté une grande part des mesures, il serait irresponsable de laisser passer la chance d'un nouveau départ en Grèce", a déclaré Wolfgang Schäuble. L'issue du vote du Bundestag, qui devrait avoir lieu aux alentours de midi (10h00 GMT), ne fait guère de doute mais il aura valeur de test de la cohésion de la majorité dont dispose la chancelière Angela Merkel. Le mois dernier, 65 députés ont enfreint la ligne officielle en se prononçant contre les négociations sur le troisième plan d'aide. Les frondeurs pourraient être encore plus nombreux mercredi, notamment parce qu'ils ne disposent d'aucune garantie que le Fonds monétaire international (FMI) s'associera au plan. Toutefois, seuls 60 des 311 élus CDU-CSU ont voté "non" ou se sont abstenus lors d'un vote test mardi soir. Mercredi, Wolfgang Schäuble a répété que la participation du FMI était impérative, mais l'institution a fait de l'allégement de la dette grecque une condition de sa participation. "J'ai bon espoir que nous parviendrons à une évaluation commune de la viabilité de la dette grecque en octobre", a-t-il déclaré, excluant à nouveau toute restructuration. Si tous les Parlements de la zone euro approuvent le plan, ce qui semble probable, 13 milliards d'euros devraient être versés dès jeudi à Athènes, qui pourra ainsi honorer une partie de ses dettes arrivées à échéance, et dix milliards supplémentaires devraient aller à la recapitalisation des banques grecques. Les parlementaires espagnols, estoniens et autrichiens ont donné leur feu vert mardi. Aux Pays-Bas, où le vote doit avoir lieu dans la journée, une motion de censure devrait être déposée par le Parti pour la liberté de l'europhobe Geert Wilders. (Caroline Copley, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Marc Angrand)

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