Scarlett, cyberstar scarifiée dans « Ghost in the Shell »

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Scarlett Johansson dans le rôle du Major.
Scarlett Johansson dans le rôle du Major.

Le corps de l'actrice Scarlett Johansson fascine dans la nouvelle adaptation du célèbre manga.

L'avis du Monde : à voir Trois volumes de bandes dessinées, quatre dessins animés, deux séries télévisées, divers jeux vidéo : la saga Ghost in the Shell, vaste et longue déclinaison du manga de science-fiction originel signé de Masamune Shirow paru en 1989, se porte bien, merci. Il ne manquait plus que Hollywood s'en mêle, confiant au Britannique Rupert Sanders (Blanche Neige et le chasseur, 2012) le soin de porter à l'écran cet univers typiquement cyberpunk (sururbanisation, pessimisme dystopique, totalitarisme technocratique, omnipotence des oligopoles, fusion du vivant et de la machine, effacement de la frontière entre virtuel et réel...).

Sanders, réalisateur de clips remarqué, ne fait pas dans la demi-mesure. Il signe un blockbuster haut de gamme au message antitotalitaire, fondamentalement assommant mais visuellement inventif, et foisonnant de références. On retrouvera ici, au choix, Blade Runner de Ridley Scott (les robots androïdes, la mémoire implantée), RoboCop (le corps augmenté), eXistenZ de David Cronenberg (les biopod reliant les personnages à une cyberréalité), Matrix des ex-frères Wachowski (le hacking, les univers virtuels) ou encore Minority Report de Steven Spielberg (la menace techno-totalitaire).

L'histoire, tout de même, en deux mots. Major (Scarlett Johansson), rescapée d'un terrible accident et cybernétiquement recomposée, fait partie d'une unité d'élite de la police qui pourchasse un dangereux hacker menaçant la sécurité de l'Etat. A la faveur de c...

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