Scampia : le pape François dans la capitale de la mafia

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Vue des 4 Vele du quartier de la Scampia, fief de la mafia napolitaine, décrite dans Gomorra par Roberto Saviano.
Vue des 4 Vele du quartier de la Scampia, fief de la mafia napolitaine, décrite dans Gomorra par Roberto Saviano.

Un portique, une place ronde et désolée rappelant l'architecture soviétique et, se dressant tels des vaisseaux de ciment et de fer, les quatre "Vele" (voiles, en français) avec leurs quatorze étages de misère. C'est sur cette place nommée Jean-Paul II, après sa visite en 1990, que le pape François rencontrera samedi matin la population de Scampia. Cent mille habitants, dont vingt mille squatteurs. Coincée entre la prison napolitaine de Secondigliano, un terrain militaire et deux camps de Roms, Scampia, dans la banlieue nord de Naples, est devenue le symbole de l'inhumanité des banlieues. Les Vele, décrites par Roberto Saviano dans son best-seller Gomorra, en sont le coeur. Chaque "Vela" est composée de deux bâtiments de quatorze étages, longs de 140 mètres et distants de 8 mètres l'un de l'autre. Il n'y a pas d'ascenseurs, car ils ont été volés avant d'entrer en fonction. Dans l'espace commun, où le soleil ne pénètre jamais, un réseau de couloirs et de passerelles métalliques distribue les appartements. Encadrements de fenêtres arrachés et béants sur des pièces vides ou remplies de gravats et de matelas éventrés... Certains appartements sont murés et les passerelles conduisant aux étages supérieurs ont été arrachées. Des centaines de familles vivent néanmoins dans ce décor qui évoque le film post-apocalyptique Blade Runner, ou encore une immense prison qui aurait subi une révolte. Maigre consolation, les guetteurs des...

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