«Say on pay» : rejets et transparence des rémunérations des dirigeants

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L'assemblée générale de Renault. (© Renault)
L'assemblée générale de Renault. (© Renault)

Les controverses liées à la rémunération des dirigeants de Renault, d’Alstom et PSA, ont mis une fois de plus sous le feu des critiques le fameux «Say on pay», ce vote, pour l’instant purement consultatif, des actionnaires des sociétés cotées. En cours d’examen par le Parlement, un amendement à la loi Sapin 2 devrait rendre contraignant le résultat du vote des actionnaires en la matière.

Les polémiques suscitées par les rémunérations des Carlos Ghosn et Patrick Kron ont cependant masqué le fait qu’en France, les votes de rejet relèvent jusqu’à présent de l’exception. Les grands prix de l’assemblée générale 2016, organisés par le cabinet de conseil Capitalcom, et remis dans le cadre des Rencontres Financières Internationales de Paris Europlace (1), le 5 juillet dernier, ont ainsi montré que la transparence avait progressé, cette année. Le vote des résolutions ‘Say on pay’ au sein de l’indice-phare a, en effet, progressé à 89,31% contre 87,77% en moyenne à périmètre constant (2), pour les sociétés du CAC 40.

Des progrès notables

Certes, souligne Capitalcom, un tiers des sociétés de l’indice ont vu leur score reculer cette année, par rapport à 2015. Ce qui paraît normal, car la contestation des actionnaires porte, en effet, sur les «montants excessifs et la déconnexion avec les performances réelles de l’entreprise». Et ce thème occupe le devant de la scène des assemblées, bien

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