Savoir détecter la communication financière frauduleuse

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Ces trente dernières années, de nombreux scandales comptables ont éclaté aux États-Uni, en Asie et en Europe, comme avec Gowex en juillet 2014. (© Euronext)
Ces trente dernières années, de nombreux scandales comptables ont éclaté aux États-Uni, en Asie et en Europe, comme avec Gowex en juillet 2014. (© Euronext)

L’information financière, c’est comme dans la religion catholique : on y distingue les péchés véniels des péchés mortels. Une société cotée qui affiche, par exemple, un chiffre d’affaires en grande partie fictif, c’est la fraude comptable la plus grave, le péché mortel. Pas de rédemption possible. La sanction est à la hauteur du préjudice causé aux actionnaires et aux créanciers, c’est-à-dire la faillite pure et simple. Ces trente dernières années, de nombreux scandales comptables ont éclaté aux États-Unis (Enron, Worldcom, etc.), en Asie et en Europe, notamment en Italie (Parmalat) et en Espagne avec Gowex en juillet 2014.

Distorsions vénielles

Fort heureusement, l’information financière donne aussi lieu à des distorsions plus vénielles. La tromperie n’est pas nécessairement intentionnelle. Des prévisions de chiffre d’affaires ou de marge bénéficiaire peuvent se révéler, a posteriori, trop optimistes. Les dirigeants font alors acte de contrition et publient un profit warning, en bon français, un avertissement sur résultat. En général, le cours de Bourse plonge, mais le titre ne reste pas nécessairement «à la cave» pendant trop longtemps. Le dommage causé aux actionnaires peut néanmoins s’avérer cuisant.

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En d’autres termes, l’analyse financière la plus fine possible des états comptables ne suffit pas. Le

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