Savez-vous exactement combien vous coûte votre banque ?

le
2

Bercy lance ce lundi un comparateur des frais bancaires de tous les établissements, via un site gratuit. Une visibilité qui s'inscrit dans un contexte de hausse des coûts facturés par les banques.

Un doute sur vos frais bancaires? Envie de comparer ce qui se fait dans l'agence d'en face? Vous avez désormais un outil à votre disposition. Ce dernier était promis par Michel Sapin depuis plusieurs semaines et devrait être effectif dès ce lundi vers midi. Géré indépendamment par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF), ce comparateur public de services bancaires permettra une transparence sur onze tarifs les plus courants imposés par les banques, du prix de la carte bancaire aux agios de découverts en passant par les frais facturés pour un chèque rejeté.

Transparence

Concrètement, il sera possible pour un client, en se connectant sur le site, de choisir sur une carte interactive le département où il souhaitera ouvrir son compte et de rentrer les facteurs qui l'intéressent le plus et où les variations sont souvent les plus importantes (notamment le prix des cartes bancaires, ou les frais de découvert). Le site lui communiquera directement le comparatif des prix proposés par les différentes banques, sans autre classement que l'ordre alphabétique.

La mise en place d'un tel outil obéit à un objectif: favoriser la concurrence, et la transparence de l'information auprès des clients. «C'est un service public que de pouvoir comparer (...) Si vous demandez à chaque banque son propre comparateur, ce pourrait ne pas être objectif» a-t-il lancé sur LCI.

Ce comparateur s'inscrit dans une série de mesures gouvernementales entrées en vigueur depuis le 1er janvier, visant à favoriser le consommateur. Les agios en cas de découvert avaient ainsi été plafonnés. Mais c'était l'une des rares bonnes nouvelles dans un contexte plus difficile pour les titulaires d'un compte courant, tous les grands établissements ayant annoncé des facturations généralisées pour la tenue de ce type de compte en 2016.

Favoriser le changement de banque

L'autre objectif de ce type de comparateur est d'encourager, voire d'accompagner un changement de banque de la part des clients, une démarche encore rarement entreprise même en cas de mécontentement. «Pouvoir comparer pour pouvoir changer de banque», c'est le mot d'ordre qu'a rappelé Michel Sapin ce lundi matin sur le plateau d'iTélé. Le ministre a notamment rappelé que des mesures de «facilitation du changement de banque» sont prévues «au début de l'année prochaine» et qu'elles accompagneront des demandes «d'efforts sur les commissions» des cartes bleues, qui empêchent un règlement dès le premier euro par ce mode de paiement chez les commerçants.

Et Michel Sapin l'assure, lorsqu'on lui demande si la mise en place d'un tel comparateur passe bien auprès des acteurs du secteur bancaire: «Ils sont évidemment favorables!». Interrogé sur l'antenne de LCI, Serge Maître, le secrétaire général de l'Association française des usagers des banques reste, lui, plus prudent sur la démarche: «Ce mécanisme repose, théoriquement, sur la capacité du consommateur à comparer les tarifs. Or, disons-le tout de suite, voici un foisonnement de chiffres qui ne permettra pas une comparaison».

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • cresus57 il y a 10 mois

    pas besoin de comparateur : zéro.

  • frk987 il y a 10 mois

    Peu importe ce qu'elle coûte, ce qui compte c'est qu'elle fasse son boulot et ne fasse pas faillite...le reste c'est de l'anecdote gauchiste. Si vous émettez un chq sans provision, c'est VOTRE problème....etc.....