Sauver Bachar n'est pas une politique, dit Valls en Jordanie

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AMMAN, 12 octobre (Reuters) - La France ne peut pas accepter le choix de la Russie de soutenir le régime de Bachar al Assad en Syrie, a déclaré lundi le Premier ministre français, Manuel Valls, devant des soldats engagés dans la lutte contre l'Etat islamique. L'Union européenne a appelé Moscou à "cesser immédiatement" les frappes de son aviation qui visent l'opposition modérée en Syrie, alors que la Russie affirme lutter contre Daech, à l'instar de la France et des Etats-Unis. "Vous observez, aussi, le jeu des puissances, les influences extérieures, la montée en force du dispositif militaire russe, encore aérien, bientôt peut-être terrestre", a déclaré Manuel Valls devant des centaines de soldats français en mission sur une base aérienne en Jordanie. "Vouloir sauver le régime de Bachar al Assad, s'en prendre à l'insurrection modérée, c'est se tromper de cible. Ce n'est pas une politique. C'est un retour en arrière. La France ne peut pas l'accepter", a-t-il ajouté. La veille à Amman, situé à 200 kilomètres de Damas, le Premier ministre avait précisé que la France n'informait pas l'armée russe de ses plans de frappes contre l'Etat islamique. "Il n'y a pas de consultation avec les Russes en ce qui concerne les frappes sur Daech", a-t-il dit. "Nous agissons de manière autonome, en lien avec la coalition." Durant cette tournée au Proche-Orient qui passe aussi par l'Egypte et l'Arabie Saoudite, Manuel Valls a rappelé à plusieurs reprises que le "dialogue n'est pas rompu" entre Paris et Moscou. "Comment peut-on dire que les Russes sont là pour combattre Daech alors qu'ils ne le font pas ? S'il y a une stratégie derrière, il faut qu'ils le disent", s'interrogeait un membre de son entourage. Sur la base aérienne en Jordanie, Manuel Valls a assisté au décollage de deux Mirage 2000 pour une mission de frappes au sol sur le théâtre irakien dans le cadre de l'opération Chammal, que la France mène contre l'Etat islamique depuis un an. "Face aux ennemis de la liberté, face à la barbarie, aux hordes assoiffées de destruction, de tortures, d'avilissement de l'humanité, nous devons opposer la plus forte des réponses. Nous sommes en guerre", a-t-il déclaré. (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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  • janaliz le lundi 12 oct 2015 à 20:19

    Voilà une grande nouvelle ! Il parait que le pitre en chef et son second, ainsi que tous les courtisans, ont une politique. C'est bien, on arrive bientôt en campagne électorale. Ils vont, ou il va nous expliquer en quoi elle consistait... Je parle à l'imparfait, car c'est comme s'il était déjà parti vu que j'ai cru qu'il n'était pas venu... Ah si ! pardon j'oubliais mes feuilles d'impôt....