Sauvé, Renault lance de nouvelles négociations avec les syndicats

le , mis à jour à 06:09
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Sauvé, Renault lance de nouvelles négociations avec les syndicats
Sauvé, Renault lance de nouvelles négociations avec les syndicats

Chez Renault, on rejoue l'histoire du docteur Jekyll et de Mister Hyde. Côté pile, il y a la direction du constructeur automobile qui vante l'accord de compétitivité signé en 2013 pour trois ans, qui a permis de sauver les usines françaises de la fermeture, notamment Flins (Yvelines) et Sandouville (Seine-Maritime). Et, côté face, il y a la CGT, deuxième syndicat de la marque, non signataire de l'accord. Chiffres à l'appui, il démontre que ce texte, une « supercherie », n'a entraîné que précarisation et baisse de la qualité des produits et des rémunérations.

Or, jusqu'au 13 décembre, direction et partenaires sociaux — FO, CFE-CGC, CFDT et CGT — vont multiplier les rencontres pour négocier un nouvel accord d'entreprise qui concernera les 30 000 salariés des sites français.

l'interim a coûté très cher selon la CGT

Ne l'appelez surtout pas accord de compétitivité ! « Le contexte a changé, insiste une source interne. Nous ne sommes plus dans une logique de survie. Nous sommes dans une meilleure santé financière. Le discours sera plus équilibré. » En effet, le nombre de voitures produites en France par an a augmenté de près de 50 % entre 2012 et 2016, passant de 510 000 à plus de 710 000 unités. Excepté celle de Villeurbanne (Rhône) et ses 250 salariés, les usines françaises de Renault tournent à plein régime. Résultat, pour le premier semestre 2016, le constructeur affiche un taux de marge record de 6,1 %. « Mais à quel prix ? interroge Fabien Gâche, de la CGT. Entre mars 2013 et fin 2016, plus de 8 700 emplois ont été détruits, soit davantage que les 8 260 départs prévus. Par ailleurs, l'intérim a explosé. Dans certaines usines, on fonctionne sur les chaînes de production avec 90 % d'intérimaires. Cela pose des problèmes de qualité et les délais de livraison se rallongent. »

Selon la CGT, le recours à l'intérim et aux prestataires extérieurs a entraîné un surcoût de ...

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